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19/02/2012 01:06 EST | Actualisé 20/04/2012 05:12 EDT

Le premier ministre grec est en route pour Bruxelles

ATHÈNES, Grèce - Le premier ministre grec Lucas Papadémos est parti dimanche pour Bruxelles, un départ inattendu qui intervient à la veille d'une réunion cruciale de l'Eurogroupe. Les ministres des Finances de la zone euro doivent discuter du nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros (170,44 milliards $) dont la Grèce a besoin pour éviter un défaut de paiement.

Par ailleurs, selon un responsable de l'Union européenne, certains pays de la zone euro feraient pression pour que la Grèce verse les recettes fiscales sur un compte distinct consacré au service de la dette du pays, ce qui constituerait une intrusion sans précédent dans la fiscalité d'un pays souverain.

L'Allemagne a fait de la création d'un compte bloqué une condition préalable au déblocage des 130 milliards d'euros (170,44 milliards $) d'aide. Mais jusqu'à présent, il n'a pas été pas précisé si ce compte consacré au paiement des intérêts de la dette, serait alimenté seulement par de l'argent provenant des bailleurs internationaux ou aussi des contribuables grecs. Selon cette source, la question de contraindre la Grèce à verser également les recettes fiscales sur ce compte serait sur la table des négociations.

Le gouvernement Papadémos devrait soumettre lundi au Parlement deux textes d'urgence, considérés comme indispensables pour convaincre les créanciers de la Grèce de sa volonté de mettre en oeuvre rapidement les réformes et mesures d'austérité promises.

Les projets de loi comprennent des réductions de salaires et de pension de retraite ainsi qu'un nouveau collectif budgétaire prévoyant 3,2 milliards d'euros (4,2 milliards) d'économies supplémentaires. Ces textes doivent être débattus mardi en commissions et soumis au vote des députés le lendemain.