Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Rick Santorum mène une campagne très agressive contre Mitt Romney en Ohio

COLUMBUS, États-Unis - Rick Santorum a courtisé les conservateurs dans le coeur industriel du Midwest dans sa lutte l'opposant à Mitt Romney, samedi, pendant que les responsables de la campagne de Barack Obama réorientent leur tir dans l'éventualité où l'ancien sénateur de la Pennsylvanie devienne le rival du président sortant.

Des responsables de la campagne de M. Obama ont confirmé que l'organisation, basée à Chicago, avait commencé à fouiller le passé de M. Santorum dans le but d'établir une stratégie d'attaque. L'organisation a aussi acheminé des courriels aux supporters de M. Obama en Pennsylvanie, la semaine dernière, dans l'espoir d'obtenir des informations qui pourraient être utilisées contre M. Santorum lors de futurs discours ou messages publicitaires.

Stephanie Cutter, directrice adjointe de campagne, a reconnu que «les circonstances avaient changé».

La popularité de M. Santorum a bondi, selon les plus récents sondages, après qu'il eut remporté les caucus du Minnesota et du Colorado et la primaire non-contraignante du Missouri, le 7 février. Plusieurs sondages le placent d'ailleurs en tête des intentions de vote au Michigan, l'État où est né M. Romney et dont le père a été gouverneur, et qui tiendra sa primaire le 28 février.

M. Santorum mène également en Ohio, qu'il a indiqué vouloir transformer en point central pour sa campagne le 6 mars prochain lors du fameux «Super mardi», où 10 États organiseront en même temps leurs scrutins électoraux pour choisir un adversaire républicain à M. Obama lors de l'élection de novembre.

M. Santorum s'est positionné comme le principal conservateur de la course, tandis que M. Romney, un ancien gouverneur du Massachusetts, peine à séduire la base conservatrice du parti et a été attaqué pour avoir changé d'avis sur des questions délicates comme l'avortement et la réforme du système de santé.

Bien que MM. Santorum et Romney soient au coude-à-coude dans les sondages, M. Romney est considéré comme le meneur à l'échelle nationale, ayant remporté le plus de délégués nécessaires pour s'assurer d'obtenir la nomination du parti. Le multimillionnaire dispose également de bien plus d'argent, et d'une structure de campagne beaucoup plus solide que M. Santorum.

Les deux autres candidats à l'investiture républicaine sont l'ancien président de la Chambre Newt Gingrich et le politicien libertarien Ron Paul.

Lors d'un rassemblement animé samedi soir, à Kansas City, au Missouri, a affirmé que les États-Unis «se dirigeaient vers un système fasciste» dominé par un gouvernement et des entreprises omniprésents.

M. Santorum, qui est connu pour ses positions conservatrices en matière de politiques sociales, a remis en question les valeurs chrétiennes du président Obama lors d'un rassemblement du Tea Party à Columbus, en Ohio. Il a affirmé que l'ordre du jour présidentiel était à propos d'une théologie basée sur autre chose que la Bible. M. Santorum a plus tard déclaré que M. Obama prônait un différent style de christianisme.

Les responsables de la campagne de M. Obama ont répliqué que ces commentaires étaient les plus récents «d'une campagne primaire républicaine marquée par les distorsions, la laideur, le pessimisme virulent et le négativisme».

L'Ohio et la Géorgie, deux États à remporter le 6 mars, offriront le plus de délégués lors du «Super mardi». Soixante-trois délégués sont en jeu en Ohio et 76 en Géorgie.

Alors que les candidats républicains étaient occupés par leur lutte pour l'investiture, le président Obama a vu sa cote de popularité augmenter de façon régulière alors que l'économie affaiblie — de loin l'aspect le plus important dans cette course à la présidentielle et la plus grande faiblesse du président sortant — continue de montrer des signes de reprise.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.