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18/02/2012 05:24 EST | Actualisé 19/04/2012 05:12 EDT

Le futur commandant de la SSI prononce une conférence devant une foule d'enfants

VANCOUVER - Dans une centaine d'années, les humains pourraient se pencher sur le passé et affirmer que l'exploration spatiale du début du 21e siècle n'était qu'une succession de petits pas, soutient Chris Hadfield, l'un des astronautes canadiens les plus expérimentés.

Pour M. Hadfield, toutefois, qui deviendra en 2013 le premier Canadien à diriger la Station spatiale internationale (SSI), chaque petite enjambée est plutôt un pas de géant vers l'avant.

M. Hadfield a tenu ces propos samedi alors qu'il s'adressait à un jeune public à l'occasion d'une conférence scientifique à Vancouver.

L'astronaute a déclaré, devant une assemblée d'enfants et de parents, que les leçons apprises à bord de la SSI aideraient la prochaine génération d'astronautes dans l'espace.

«Pour nous, nous sommes encore des enfants, a déclaré M. Hadfield. Nous allons tomber souvent. Nous allons souvent nous cogner la tête. Mais nous devons suivre ces étapes pour espérer aller plus loin.»

M. Hadfield a souligné que ces apprentissages comprendraient une foule de choses, notamment la construction d'appareil spatiale et les façons de maintenir une bonne santé.

Né à Sarnia, en Ontario, l'astronaute a mentionné qu'il retournerait en Russie dimanche pour d'autres séances d'entraînement.

Après son arrivée dans l'espace à bord d'une capsule Soyouz en décembre prochain, M. Hadfield passera six mois à bord de la SSI. Sur la station, il réalisera des travaux qui paveront la voie pour la prochaine génération.

«Avant que nous puissions aller véritablement loin, nous avons besoin de technologies résistantes et éprouvées sur lesquelles vous pouvez compter pour demeurer en vie, a dit l'astronaute. Le meilleur endroit pour les tester et les développer est dans la station spatiale.»

Si les humains veulent voyager dans l'espace, ils devront résoudre des problèmes de base tels que la transformation des déchets des astronautes en nourriture et en eau, a ajouté M. Hadfield.

Les astronautes à bord de la SSI tentent de régler ce problème, dit-il, et mènent en moyenne une centaine d'expérience simultanément.

Au dire de M. Hadfield, son travail comprendra toutes sortes de tâches, de l'analyse de la chimie sanguine à des recherches universitaires, et même des études sur la santé de la planète Terre.

L'astronaute sera même aux commandes de la SSI pendant plus de deux mois, et ce dès le début mars.

«Il s'agit, pour moi, d'une très grande occasion, sur le plan personnel comme sur le plan professionnel. C'est aussi très important pour le Canada en ce qui concerne le niveau de responsabilité, de respect et d'autorité.»

Interrogé à propos de l'effet des réductions budgétaires de la NASA sur les missions spatiales canadiennes, M. Hadfield dit ne pas s'inquiéter, soulignant que les coupures budgétaires faisaient partie de la vie.

«Les gens posent cette question chaque année, et nous réussissons malgré tout à avoir un incroyable programme spatial.»