NOUVELLES
07/02/2012 08:05 EST | Actualisé 08/04/2012 01:12 EDT

Nigeria: attentats à la bombe contre deux bases militaires

LAGOS, Nigeria - Des attentats à la bombe sont survenus mardi sur deux bases militaires de la périphérie de Kaduna dans le centre du Nigeria, faisant un nombre indéterminé de blessés, selon les autorités nigérianes.

Les attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat mais les soupçons se portent sur le mouvement islamiste Boko Haram, qui multiplie les attaques dans le pays le plus peuplé d'Afrique. L'un des attentats a frappé la base de la 1ère division mécanisée près de la localité de Kawo et l'autre une base d'entraînement de l'armée de l'air près de Mando.

Les militaires et les forces de sécurité ont rapidement interdit l'accès aux deux installations, certains allant même jusqu'à saisir les caméras de journalistes qui se trouvaient sur les lieux.

Une troisième explosion s'est produite près d'un passage à niveau sur une autoroute, mais les autorités n'ont pas été en mesure de fournir davantage de détails sur cet incident.

Le nombre de personne blessées dans le cadre des attentats n'a pas été précisé, même si des témoins ont raconté avoir vu des soldats aux uniformes maculés de sang après que les bombes eurent explosé.

Sur la base de la 1ère division mécanisée, les vitres du quartier général ont été soufflées par la détonation. Le porte-parole de la base, le lieutenant Abubakar Edun, a raconté que deux voitures bourrées d'explosifs avaient percuté les barrières de l'entrée, mais qu'un seul des véhicules avait explosé.

Dans un communiqué, un porte-parole de l'armée nigériane, le major général Raphael Isa, a indiqué que l'un des kamikazes portait un uniforme militaire. Il a été abattu par les soldats gardant l'entrée de la base. Le major général Isa a soutenu qu'il s'agissait de la seule victime de l'attentat.

Du côté de la base des forces de l'air, le capitaine Yusuf Anas a expliqué que les assaillants avaient tenté sans succès de pénétrer sur l'installation et avaient finalement lancé une bombe à environ 500 mètres de distance de la clôture extérieure. Personne n'a été blessé durant l'attaque, a précisé le capitaine Anas.

Les représentants de l'armée nigériane minimisent souvent les pertes subies par leurs troupes.

Ces attentats surviennent alors que le nombre d'attaques commises par Boko Haram augmente, l'organisation islamiste voulant imposer la charia dans tout le Nigeria, qui est soumis à de fortes tensions entre les chrétiens au sud et les musulmans au nord.

Plusieurs politiciens nigérians, dont le président Goodluck Jonathan, ont suggéré que le groupe entame des pourparlers avec le gouvernement pour mettre fin à la violence.