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07/02/2012 13:17 EST | Actualisé 08/04/2012 01:12 EDT

Les affrontements entre policiers et soldats se poursuivent au Brésil

SALVADOR, Brésil - Quelque 300 agents de police en grève et leur famille ont tenu le coup mardi, alors que des soldats bloquaient l'accès au Parlement d'un État du nord-est du Brésil et que plusieurs autres travailleurs publics menaçaient également de recourir à la grève à Rio de Janeiro, risquant d'affecter les célébrations du plus grand carnaval au monde.

Environ un millier de soldats et d'officiers membres d'une unité d'élite de la police fédérale ont encerclé la législature de la capitale de l'État de Bahia. Salvador est la troisième plus grande ville du pays, avec 2,7 millions du pays, et doit accueillir des matchs lors de la Coupe du monde de soccer en 2014.

Les négociations n'ont pas permis de mener à l'arrêt de la grève à Salvador, alors que les autorités de Rio de Janeiro se préparaient aussi à faire face à la colère des policiers.

Les autorités ont installé des barrières protectrices et ont positionné des policiers anti-émeutes autour de la législature de l'État de Rio, alors que les élus se préparaient à voter sur une hausse de salaire de 39 pour cent pour les policiers, les pompiers et les gardiens de prison, qui menaçaient tous de déclencher la grève vendredi.

Cette augmentation ferait passer le salaire de départ d'un officier à 964 $ par mois.

Les travailleurs en cause doivent se rencontrer jeudi pour décider s'ils déclencheront une grève qui pourrait affecter grandement les fêtes entourant le Carnaval de Rio, qui attire chaque année 800 000 touristes et génère des retombées de 500 millions $ pour la ville.

Le mécontentement des policiers est répandu au Brésil. Plusieurs officiers se plaignent des salaires trop bas et des conditions de travail dangereuses dans un pays qui a enregistré près de 50 000 meurtres en 2010.

À Salvador, les policiers réclament des hausses de salaire et l'amnistie pour ce qu'un juge a qualifié d'arrêt de travail illégal.

Selon le quotidien Estado de Sao Paulo, les policiers de huit autres États songeraient à déclencher une grève. Ils demanderaient principalement que leurs salaires soient haussés afin d'équivaloir au minimum de 2033$ par mois que gagnent les policiers du district fédéral de la capitale, Brasilia.