NOUVELLES
05/02/2012 09:56 EST | Actualisé 06/04/2012 01:12 EDT

Grèce: les discussions politiques sur les mesures d'austérité se prolongent

Les chefs des trois partis soutenant la coalition de gouvernement au pouvoir à Athènes ont annoncé dimanche que les discussions sur la crise de la dette allaient se poursuivre lundi.

Les responsables des partis n'ont une nouvelle fois pas réussi à se mettre d'accord à l'issue de cinq heures de réunion avec le Premier ministre Lucas Papademos, destinées à finaliser les réformes et mesures d'austérité exigées en échange d'une nouvelle ligne de crédit pour éviter que la Grèce ne se retrouve fin mars en faillite.

Samedi, le ministre des Finances Evangelos Venizelos, faisant monter la pression, avait pourtant fixé à dimanche soir la date-butoir pour les pourparlers en cours, tant entre responsables grecs qu'avec les créanciers publics et privés du pays.

A l'issue de la rencontre de dimanche, le chef du parti conservateur Nouvelle Démocratie Antonis Samaras a affirmé que les créanciers institutionnels exigeaient d'Athènes des mesures d'austérité qui allaient aggraver la récession, et s'est engagé à s'y opposer "par tous les moyens".

Georges Papandréou, chef du PASOK, le parti socialiste grec, et Georges Karatzaferis, celui du Rassemblement populaire orthodoxe (LAOS, extrême droite) étaient également présents à la rencontre.

La Grèce espère décrocher un deuxième prêt de 130 milliards d'euros de ses créanciers institutionnels, en échange de son engagement à prendre des mesures d'austérité draconiennes réclamées par la "troïka" (Eurogroupe, BCE et FMI).

L'exigence qui bloque le plus est celle des réductions salariales, mais la réforme fiscale et les réductions d'effectifs dans le secteur public sont également problématiques.