NOUVELLES
31/01/2012 12:07 EST | Actualisé 01/04/2012 01:12 EDT

Massacre au Congo: une coalition se tournera vers la Cour suprême du Canada

MONTRÉAL - Des groupes de défense des droits humains affirment qu'ils se tourneront vers la Cour suprême du Canada pour poursuivre une compagnie minière canadienne en lien avec un massacre survenu au Congo.

La semaine dernière, la Cour d'appel du Québec a invalidé un jugement de la Cour supérieure, rendu en avril 2011, qui avait ouvert la porte à une poursuite civile au Canada.

Dans l'action déposée devant la justice, une coalition de groupe de défense des droits de la personne affirment que Anvil Mining Ltd (TSX:AVM) a fourni un soutien logistique — notamment des avions, des camions et des chauffeurs — pour aider l'armée congolaise à réprimer une insurrection en 2004.

La coalition prétend que jusqu'à 100 personnes ont été tuées dans la ville portuaire de Kilwa.

La minière rejette toute implication dans les évènements.

La Cour d'appel a statué la semaine dernière que le bureau montréalais d'Anvil n'était pas impliqué dans la prise de décision qui a mené au massacre, affirmant que le lien avec la province de Québec est mince.

La coalition, qui agit au nom des familles des victimes, affirme maintenant qu'elle demandera au plus haut tribunal canadien de se pencher sur la décision de la Cour d'appel.

Cette poursuite québécoise survient après un procès militaire au Congo lors duquel neuf soldats et trois anciens employés d'Anvil ont été aquittés des accusations qui pesaient contre eux. Les proches des victimes soutiennent qu'ils n'ont donc pas d'autre choix que de se tourner vers la justice canadienne.