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31/01/2012 17:37 EST | Actualisé 01/04/2012 01:12 EDT

GRC: les plaintes du public ne seraient pas prises en compte assez rapidement

OTTAWA - La Commission des plaintes du public contre la GRC (CPP) a exigé, mardi, une législation plus sévère pour forcer les policiers à réagir plus rapidement aux enquêtes.

Cette demande survient alors que la «police de la police» a déposé son rapport final dans la mort en 2003 d'un détenu autochtone de Prince George, en Colombie-Britannique, Clay Alvin Willey.

La porte-parole de la commission, Laura Colella, a déploré le fait que la GRC avait pris 14 mois avant de répondre à un rapport intérimaire du CPP examinant la cause de la mort du prisonnier, survenue alors qu'il était incarcéré.

Elle a prévenu que le système de plaintes publiques risque d'être inutile et de décourager les citoyens si les délais sont aussi long.

Une enquête d'un coroner a établi que la mort de Willey était accidentelle et qu'elle avait été causée par une surdose de cocaïne.

Une vidéo montre deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Taser à la main, entraînant le détenu dans une cellule, pieds et poings liés et le visage contre le sol.

La CPP souligne que Clay Alvin Willey n'a pas été traité avec respect ni décence après son arrestation, mais l'usage répété du Taser n'est pas un élément sur lequel la commission a insisté dans son rapport.

Le commissaire de la GRC, Bob Paulson, a déclaré qu'il ignorait pourquoi la réaction avait été aussi longue dans ce dossier. Il a toutefois affirmé qu'il avait instauré un changement à cet égard depuis son arrivée à la tête de la GRC, accélérant le traitement des plaintes de la commission.