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30/01/2012 15:13 EST | Actualisé 31/03/2012 01:12 EDT

Nauvrage du Costa Concordia: les habitants de l'île de Giglio se concertent

GIGLIO, Italie - Des résidents de l'île italienne de Giglio ont tenu une rencontre lundi, alors que les inquiétudes s'accentuent concernant de possibles menaces environnementales et l'impact sur l'industrie touristique alors que l'épave du paquebot Costa Concordia baigne toujours près de la côte.

Les autorités ont écarté la possibilité de retrouver des survivants, plus de deux semaines après que le bateau eut frappé un récif. Les inquiétudes s'orientent maintenant vers les impacts que pourraient avoir le désastre sur la région toscane, principalement si des tonnes de carburant et de polluants chimiques se déversent du bateau.

Avant la réunion qui s'est tenue à huis clos, certains habitants ont accroché une bannière demandant le retrait du bateau à demi submergé, qui menace certaines des eaux les plus pures de la mer Méditarranée et qui constituent un sanctuaire pour les dauphins et d'autres espèces marines.

Quelque 2400 tonnes de carburant lourd et d'autre polluants pourraient se répandre, menaçant le gagne-pain des pêcheurs et des résidants qui dépendent de l'industrie touristique.

Le Costa Concordia s'est échoué le 13 janvier dernier lorsque le capitaine a dévié de l'itinéraire planifié et a heurté un récif. Plus de 4200 passagers et membres d'équipage se trouvaient à bord. Dix-sept corps ont été retrouvés depuis, dont un qui n'a pas été identifié, et 16 personnes manquent toujours à l'appel.

La rencontre survient un jour après que Franco Gabrielli, le chef de l'agence nationale de protection civile, eut affirmé qu'il faudrait entre sept et 10 mois pour retirer l'immense bateau, qui mesure 290 de mètres de long et 35 mètres de large. Cela signifie que des parties de bateau seront encore dans la mer pendant une partie — ou la totalité — de la saison touristique.

Le port de Giglio, qui accueille normalement des dizaines de bateaux de particuliers ou touristique, est maintenant interdit à tous les navires, à l'exception de deux bateaux de sauvetage et de deux traversiers qui relient l'île au continent.

Les mauvaises conditions météorologiques, lundi, ont empêché les équipes de commencer à pomper le carburant du bateau. Les autorités ont fait exploser un autre compartiment du bateau afin de retrouver des corps, mais n'ont toujours pas retiré de carburant.

Malgré la mer agitée, d'autres travailleurs ont recueilli des tonnes de débris du bateau — chaises, meubles, baggages — qui flottaient autour de l'épave ou étaient échoués sur les rives.