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30/01/2012 14:40 EST | Actualisé 31/03/2012 01:12 EDT

Les États-Unis poursuivront la vente d'équipement militaire au Barheïn

WASHINGTON - Les États-Unis vendent de l'équipement militaire au Barheïn, hésitant entre protéger son allié dans sa lutte contre l'Iran ou pousser la monarchie sunnite à discuter avec l'opposition.

La vente d'un nombre inconnu de pièces de rechange et d'équipement a entraîné les critiques de certains, au Congrès, qui affirment qu'elle envoie un mauvais message au sujet de l'engagement des États-Unis envers le respect des droits humains.

Le département d'État a indiqué, vendredi, que les équipements visent la protection du Barheïn envers les menaces venant de l'extérieur et le soutien à la 5e flotte de la marine américaine, qui est basée au pays riverain du golfe Persique.

Le département a ajouté qu'il ne s'agit pas d'une nouvelle transaction et que le pays n'exploite pas une brèche dans la loi.

Il a ajouté que les articles présentés au Congrès ont été notifiés et approuvés par le Capitole et ne sont pas assez importants pour nécessiter l'avis du Congrès.

L'administration a affirmé qu'elle comptait maintenir sa «suspension de la plupart de l'aide à la sécurité du Barheïn en attendant des progrès dans les réformes».

Il a y près d'un an, la majorité chiite au Barheïn a demandé plus de droits de la part de la dynastie sunnite régnait sur le pays depuis 200 ans. Plus de 35 personnes ont été tuées dans des affrontements, encouragés par l'Iran selon les dirigeants du Barheïn.

Depuis que l'Iran a menacé d'utiliser la force dans le détroit d'Ormuz, à l'ouverture du golfe, en réponse aux sanctions économiques imposées par les pays occidentaux, l'allié des États-Unis dans la région est vu comme encore plus important.

La sénateur Ron Wyden et le représentant Jim McGovern, tous deux démocrates, ont récolté les signatures de législateurs dans une lettre qu'ils souhaitent faire parvenir cette semaine à la secrétaire d'État, Hillary Clinton, pour exprimer leur opposition envers les décisions de l'administration.

Ils affirment que le Bahreïn viole encore les droits humains et utilise une force excessive pour mâter les soulèvements.