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30/01/2012 12:03 EST | Actualisé 31/03/2012 01:12 EDT

Le ministre Gignac juge que le Parti québécois est déconnecté de la population

QUEBEC - Le Parti québécois est déconnecté de la population, estime le ministre libéral Clément Gignac.

En point de presse lundi à Québec, le ministre des Ressources naturelles a porté un jugement sévère sur les orientations adoptées lors du dernier conseil national du PQ tenu en fin de semaine dernière à Montréal.

Dans l'espoir de regagner la faveur populaire en vue des prochaines élections, les quelque 500 militants souverainistes ont endossé diverses réformes démocratiques majeures, comme la tenue de référendums d'initiatives populaires sur divers sujets controversés.

S'il prend le pouvoir, le PQ accordera aussi le droit de vote aux adolescents de 16 et 17 ans et interdira à un député de changer de bannière en cours de mandat.

Pendant que le gouvernement Charest investit ses efforts dans le développement économique et le Plan Nord, les péquistes se penchent sur des sujets qui ne figurent pas dans la liste des priorités des Québécois, a soutenu le ministre Gignac.

M. Gignac est cependant plus nuancé en ce qui concerne la proposition péquiste de serrer la vis aux transfuges.

Élus sous une bannière, les députés ont en effet le devoir de respecter le choix des électeurs, a fait valoir le ministre.

Mais à ses yeux, l'interdiction suggérée par le PQ est essentiellement une manoeuvre pour freiner les désertions dans ses rangs.

De juin 2011 à janvier 2012, sept députés ont quitté la bannière péquiste pour siéger comme indépendants (Pierre Curzi, Lisette Lapointe, Louise Beaudoin, Jean-Martin Aussant) ou joindre la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault (Benoît Charette, Daniel Ratthé, François Rebello).

La question des transfuges «n'est pas une préoccupation» au Parti libéral du Québec, a-t-il dit.