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28/01/2012 08:18 EST | Actualisé 29/03/2012 05:12 EDT

27 personnes périssent dans un incendie dans un centre de réinsertion au Pérou

LIMA, Pérou - Vingt-sept personnes sont mortes et cinq autres ont été blessées lors d'un incendie qui s'est déclaré samedi matin dans un centre de réinsertion privé pour toxicomanes et alcooliques d'un quartier défavorisé de Lima, a annoncé la police péruvienne.

Clever Zegarra, le chef de la police du quartier de Zarate, situé dans l'est de la capitale péruvienne, a précisé que l'incendie, dont on ignorait l'origine dans l'immédiat, s'était déclaré vers 9 h dans le centre «Dieu est Amour».

Les autorités ont affirmé ne pas connaître le nombre personnes qui se trouvaient à l'intérieur de l'établissement lors de l'incendie.

Ils ont affirmé être à la recherche des propriétaires et des employés, qui semblent avoir pris la fuite. Au dire du chef de police Zegarra, le propriétaire s'appellerait Raul Garcia.

Selon le ministre péruvien de la Santé, Alberto Tejada, l'établissement, qui était bondé lors de l'incident, ne possède pas de licence et traiterait ses résidents «comme des prisonniers» en les gardant à l'intérieur.

Le chef des pompiers du Pérou, Antonio Zavala, a déclaré que des hommes blessés avaient été conduits vers des hôpitaux de Lima dans un état critique. Il a ajouté que la plupart des victimes étaient mortes par asphyxie. Il semble qu'elles seraient toutes des hommes.

Le chef Zegarra a assuré qu'une enquête était en cours afin de déterminer la cause de l'incendie. «Il y aurait peut-être eu un objet, un matelas, ou encore une bagarre à l'origine du feu, mais ce ne sont que des suppositions», a-t-il dit.

Un homme du nom de Gianfranco Huerta a déclaré à la station de radio locale RPP qu'il était sauté de sa fenêtre pour se protéger. «Les portes étaient verrouillées; il n'y avait aucun moyen de sortir», a-t-il expliqué.

Des journalistes de l'Associated Press ont quant à eux affirmé que toutes les fenêtres visibles de l'établissement étaient munies de barreaux. Ils n'ont pas pu s'avancer sur les lieux, la police ayant encerclé le centre avec un cordon de sécurité.

«Ce centre de réhabilitation n'était pas autorisé. On a pris une maison pour y placer des patients souffrant de dépendance et on avait tendance à y laisser des gens enfermés, sans supervision médicale», a déclaré le ministre Tejada.