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27/01/2012 11:45 EST | Actualisé 28/03/2012 05:12 EDT

Une scierie de Maniwaki devra fermer temporairement ses portes lundi

MANIWAKI, Qc - La scierie de Produits forestiers Résolu à Maniwaki, en Outaouais, devra cesser ses activités lundi prochain, et ce jusqu'à la fin du mois de février, parce qu'elle est incapable d'écouler ses copeaux de bois.

La vingtaine de travailleurs responsables du séchage et du rabotage du bois pourra continuer de travailler mais quelque 80 autres seront mis au chômage.

L'usine de Maniwaki alimentait autrefois la papetière de Produits forestiers Résolu (anciennement connue sous le nom d'AbitibiBowater) à Gatineau, mais celle-ci est fermée depuis deux ans.

Elle avait cependant trouvé preneur pour ses copeaux à la papetière White Birch de Masson, pour qui la proximité des copeaux de Maniwaki représentait une source d'économies.

Cependant, l'usine de Masson est elle-même aux prises avec un surplus de copeaux et n'a pas besoin de ceux de Maniwaki pour l'instant, notamment parce qu'elle ne peut plus écouler ses surplus à l'usine White Birch de Québec, qui a fermé ses portes.

Le Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP-FTQ), qui représente les travailleurs de Maniwaki, se dit toutefois confiant de voir la scierie rouvrir, ne serait-ce que pour éviter des pertes dans son inventaire.

«Il y a 160 000 mètres cubes de bois dans la cour de la scierie, qu'on va devoir scier à un moment donné, ce qui représente à peu près quatre mois de travail, a indiqué son représentant national, Joël Vigeant. Nous croyons que, de toute façon, il faudra repartir à la fin de février parce que si on attend trop au printemps, les insectes vont s'y attaquer et ainsi de suite.»

Une autre source d'espoir se situe du côté de l'usine de Produits forestiers Résolu de Gatineau, alors que des efforts sont déployés en vue du redémarrage d'une de ses machines à papier.

«Il y a toujours la possibilité que Résolu redémarre l'usine de Gatineau, ce qui ferait en sorte que tous les copeaux produits à Maniwaki iraient directement à Gatineau, a indiqué M. Vigeant. Présentement, nous avons des contrats avec White Birch mais ce ne sont pas des contrats à long terme.»

De plus, il s'attend à ce que l'usine de Masson ait écoulé ses surplus de copeaux d'ici la fin de février, ce qui permettrait de recommencer à y vendre ceux de Maniwaki. Même si White Birch et Produits forestiers Résolu sont des compétiteurs, ils y trouvent tous deux leur compte, explique Joël Vigeant.

«C'est rentable pour tout le monde parce que Maniwaki reçoit un peu plus que le marché pour ses copeaux, pendant que le preneur, à Masson, économise sur le transport.»