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26/01/2012 05:32 EST | Actualisé 27/03/2012 05:12 EDT

«Ethel»: la femme de Robert Kennedy se raconte devant la caméra

PARK CITY, États-Unis - Ethel Kennedy préfère assister au Festival du film de Sundance en tant que spectatrice plutôt que vedette. Par le passé, elle s'est d'ailleurs souvent présentée à l'événement afin de voir les films de sa fille, la réalisatrice Rory Kennedy.

Mais cette fois-ci, la veuve du sénateur américain Robert Kennedy est le sujet du nouveau documentaire de sa fille intitulé «Ethel», dont la première a lieu au festival à Park City, en Utah.

D'abord réticente à se prêter au jeu proposé par Rory, Ethel Kennedy a fini par s'abandonner devant la caméra en racontant des souvenirs sur sa famille, incluant le coup de foudre qu'elle a eu pour son mari et un voyage de ski au Canada.

«Il était debout devant un foyer. Quand je suis entrée, il s'est retourné et je me suis dit 'wow!'», s'est rappelé l'octogénaire en entrevue à propos de sa première rencontre avec Bobby Kennedy.

Dans le film, la dame parle également de sa participation aux campagnes électorales de son époux et de son beau-frère, John F. Kennedy, des similarités et des différences entre sa famille et le clan Kennedy, ainsi que des défis qu'elle a rencontrés en élevant ses 11 enfants après l'assassinat de Robert en 1968.

À l'époque de la mort de son mari, Ethel était justement enceinte de sa fille Rory, qui est née six mois plus tard. En tant que veuve et mère d'une famille nombreuse, elle a dit s'en être sortie simplement en s'occupant de sa progéniture.

«Ethel», qui avait été diffusé l'an dernier à HBO, a été l'occasion pour Rory Kennedy de persuader sa mère ainsi que ses frères et soeurs de lui livrer des anecdotes touchantes, tristes et drôles.

Ces derniers évoquent entre autres la détermination de leur mère à les mettre au courant des affaires internationales, son sens de l'humour et son côté espiègle, de même que sa période rebelle qui lui a valu des problèmes avec la justice, notamment lorsqu'elle a été accusée de vol de chevaux après avoir libéré des bêtes maltraitées.

Par le biais de photos et de films, le documentaire pose un regard intime sur la vie des Kennedy, la famille se rappelant le jour où Robert et ses enfants ont glissé sur une rampe d'escalier de la Maison-Blanche après l'élection de son frère, et celui où le président a demandé à sa belle-soeur de ne plus pousser les membres de son cabinet dans la piscine.

Ethel Kennedy se révèle toutefois incapable de discuter du décès de son mari devant l'objectif de sa fille. «Lorsque nous avons perdu papa...», commence-t-elle, avant de se mettre à pleurer et de déclarer «parlons d'autre chose».

Rory Kennedy, qui a notamment réalisé «Ghosts of Abu Ghraib», a affirmé que «Ethel» avait probablement été son projet le plus difficile en raison de son aspect très personnel. «Notre famille connaît ma mère, nos amis proches la connaissent, mais je pense que c'était important de la partager avec d'autres gens», a confié la documentariste.

«Je crois que son histoire méritait d'être racontée, pas seulement en raison des événements qu'elle a vécus, mais aussi parce qu'elle est une personne formidable.»