NOUVELLES
25/01/2012 06:03 EST | Actualisé 26/03/2012 05:12 EDT

L'Arabie saoudite voit une menace de course à l'armement nucléaire

DAVOS, Suisse - Un membre influent de la famille royale saoudienne a averti mercredi qu'à moins que le Moyen-Orient ne devienne une zone exempte d'armes nucléaires, une course à l'armement est inévitable et pourrait inclure son propre pays, l'Irak, l'Égypte et même la Turquie.

Le prince Turki Al Faisal a déclaré mercredi que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies devraient garantir une protection contre le nucléaire pour les pays du Moyen-Orient qui s'engagent dans une zone exempte de nucléaire — et imposer des «sanctions militaires» contre les pays soupçonnés de développer des armes nucléaires.

L'ancien chef saoudien des services de renseignement et ex-ambassadeur à Londres et Washington a affirmé à l'Associated Press y voir une meilleure manière de s'attaquer à l'enrichissement de l'uranium, «ou d'empêcher l'Iran d'acquérir des armes de destruction massive».

Turki Al Faisal a soutenu qu'établir une zone exempte d'armes nucléaires «nécessite l'attention et l'énergie de tous», davantage que le redéploiement de flottes dans le secteur ou les tentatives de sanctions contre l'Iran.

Le Conseil de sécurité a imposé quatre séries de sanctions contre l'Iran, ciblant surtout ses installations nucléaires et de défense, mais Téhéran a refusé de suspendre l'enrichissement d'uranium et d'entrer en négociations sur ses activités nucléaires. Le pays persiste à dire que son programme nucléaire vise uniquement à produire de l'électricité, mais les États-Unis et plusieurs pays européens estiment que l'objectif de l'Iran est de se doter d'armes nucléaires.

Le prince saoudien a ajouté, néanmoins, qu'établir une telle zone nécessitera des négociations incluant bon nombre d'enjeux dans la région, allant de la constitution d'un État palestinien à l'avenir du plateau du Golan.