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24/01/2012 08:30 EST | Actualisé 25/03/2012 05:12 EDT

Interdit de publication: l'épouse de Russell Williams ira devant la Cour suprême

TORONTO - L'épouse du meurtrier Russell Williams fera appel d'une décision du plus haut tribunal de l'Ontario, qui conduirait à la publication de ses démarches pour divorcer de l'ex-militaire.

L'avocate d'Ottawa Mary Jane Binks, qui représente l'épouse de Williams, a soutenu que sa cliente porterait l'affaire devant la Cour suprême du Canada.

Cette annonce survient après que la Cour d'appel de l'Ontario eut tranché, dans un arrêt rendu mardi, en faveur de l'élimination d'une ordonnance de non-publication sur les procédures de divorce du couple Williams.

Le jugement précise toutefois que l'interdiction demeurera en vigueur pendant 14 jours, afin de permettre à l'épouse de l'ex-colonel de contester cette décision si elle le souhaite.

L'interdiction, imposée par un juge d'une instance inférieure à la demande de la conjointe de Williams, touche la divulgation de l'identité de la femme, son adresse, son employeur, ses revenus et son dossier médical. L'ordonnance couvre également une entente conclue entre les deux époux, quelque six semaines après que l'ancien militaire eut été accusé de deux chefs de meurtre prémédité en lien avec la mort de deux Ontariennes.

Williams, qui a été une étoile montante des Forces armées canadiennes et commandant à la base de Trenton, en Ontario, a été condamné à la prison à vie en octobre 2010, après avoir plaidé coupable aux accusations de meurtres de la caporale Marie-France Comeau et de Jessica Lloyd.

Il a aussi été reconnu coupable de deux agressions sexuelles et de dizaines d'introductions par effraction liées à du fétichisme. L'armée canadienne l'a expulsé de ses rangs après sa condamnation, en plus d'avoir brûlé son uniforme, un geste rarement posé.

Me Binks soutient que sa cliente subirait davantage de préjudices si ses démarches de divorce étaient rendues publiques.

L'ordonnance de non-publication avait été contestée par un groupe de médias, dont le Ottawa Citizen, CTV, CBC, Global TV et le Ottawa Sun, qui ont été entendus par la Cour d'appel, en novembre dernier.

Le jugement de la cour stipule que le juge d'instance inférieure a eu tort de permettre l'ordonnance de non-publication.