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24/01/2012 02:54 EST | Actualisé 25/03/2012 05:12 EDT

Algérie: dix nouveaux partis politiques sont homologués

ALGER, Algérie - Dix nouveaux partis politiques ont été homologués, a annoncé mardi le ministère algérien de l'Intérieur, précisant dans un communiqué que cela ouvrait la voie à leur participation aux élections législatives de mai.

Trois de ces formations sont d'obédience islamiste: le Parti de la liberté et la justice (PLJ) de l'ex-journaliste de télévision Mohamed Saïd, le Front de l'Algérie nouvelle (FAN) de l'ex-ministre Abdelmadjid Menasra, et le Front de la justice et du développement (FJD) d'Abdallah Djabbah, ex-fondateur du parti En Nahda.

Ce dernier a d'ailleurs appelé au report des législatives, jugeant les délais «trop courts» pour permettre aux nouveaux partis de se préparer.

Le politologue Rachid Tlemçani voit dans la reconnaissance de ces partis islamistes une «ruse légale» du pouvoir algérien pour provoquer un émiettement des voix islamistes dont on craint une percée, comme en Tunisie, au Maroc ou en Égypte récemment.

Deux autres formations appartiennent à la mouvance démocratique: l'Union pour la démocratie et la république (UDR) de l'ex-ministre Amar ben Younés, et Djil Djadid (Génération nouvelle), de l'ancien numéro deux du Parti pour le renouveau algérien (PRA), Djilali Soufiane.

L'homologation de ces dix partis, qui s'ajoutent aux 22 déjà légaux, fait suite à la loi organique adoptée par le Parlement en application des réformes politiques promises par le président Abdelaziz Bouteflika le 15 avril 2011. Sont exclus les anciens dirigeants du FIS (Front islamique du salut), pour leur responsabilité dans «la tragédie nationale», la guerre civile qui a fait plus de 200 000 morts dans les années 1990.