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23/01/2012 04:05 EST | Actualisé 23/03/2012 05:12 EDT

Sarkozy "se bat avec une énergie féroce" contre les dérives de la finance, selon Guaino

PARIS - Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a souligné lundi matin que le chef de l'Etat avait parlé avant François Hollande des dérives de la finance, affirmant que le président se battait avec "une énergie féroce" contre ces excès et lui attribuant "exclusivement" tous les progrès accomplis dans ce domaine.

"Le créneau, il est occupé depuis tellement longtemps par Nicolas Sarkozy avec une énergie sans pareille", a déclaré Henri Guaino sur France-Inter, au lendemain du discours prononcé au Bourget par le candidat socialiste à l'Elysée. "Qui va se battre davantage? M. Hollande? Mais c'est une plaisanterie!"

Selon son conseiller spécial, Nicolas Sarkozy a abordé les dérives de la finance dès 2006 dans son discours d'Agen, puis à plusieurs reprises, après son élection, sur la scène internationale. "Vous ne pouvez pas dire que ça n'a été que des paroles", a estimé M. Guaino.

A ses yeux, "l'énergie qu'a déployée Nicolas Sarkozy dans la crise, sa volonté de mettre dans l'agenda international la réforme du capitalisme financier, la moralisation du capitalisme financier, elle est incontestable".

Au Bourget dimanche, François Hollande a présenté le "monde de la finance" comme son "véritable adversaire". Il a promis d'interdire aux banques françaises d'avoir des filiales dans les paradis fiscaux, de supprimer les stock-options "sauf pour les entreprises naissantes", et d'encadrer les bonus.

Déjà fait, a rétorqué lundi matin Henri Guaino.

"Les bonus sont encadrés. Pas assez, j'en conviens. Simplement, nous n'allons pas changer le monde à nous tout seuls", a-t-il noté.

"Désormais les banques françaises n'ont plus de filiales et d'activités dans les paradis fiscaux (...) plus aucune", a-t-il assuré, précisant qu'il entendait par là les places financières qui n'ont pas signé d'accord d'échange d'informations. "Qu'il faille aller plus loin encore dans les exigences qu'on a vis-à-vis des places financières, c'est vrai", a-t-il admis.

Henri Guaino a reconnu que le fonctionnement du monde financier et bancaire en France, en Europe et dans le monde n'était pas satisfaisant, mais a assuré que des progrès avaient été accomplis. "A qui doit-on les progrès qu'on a faits? A Nicolas Sarkozy exclusivement. C'est le seul qui s'est battu", a-t-il dit, avant de saluer aussi l'action de Gordon Brown, le prédécesseur de David Cameron au 10 Downing Street.

D'après son conseiller spécial, Nicolas Sarkozy "n'a pas seulement l'antériorité (sur François Hollande), il se bat avec une énergie féroce sur ces sujets-là".

Dimanche au Bourget, François Hollande a démontré qu'il avait "la stature d'un candidat" mais pas celle d'un chef de l'Etat, a jugé Henri Guaino, reprochant au socialiste d'avoir une "approche exclusivement partisane". "Un président de la République, pour moi, ce n'est pas quelqu'un qui fait gagner son parti, c'est quelqu'un qui fait gagner la France", a-t-il sermonné. AP

cb/ljg

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