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23/01/2012 05:07 EST | Actualisé 24/03/2012 05:12 EDT

La Bourse de Toronto grimpe malgré la dégringolade de Research In Motion

TORONTO - La Bourse de Toronto a clôturé lundi en hausse malgré la dégringolade de plus de neuf pour cent de l'action de Research In Motion (TSX:RIM).

L'indice composé S&P/TSX a pris 124,61 points pour terminer avec 12 521,7 points, tandis que la Bourse de croissance TSXV a avancé de 17,58 points à 1588,91 points.

Les investisseurs ne se sont pas montrés impressionnés par la réorganisation entreprise par Research In Motion, qui a vu ses deux cochefs de la direction, Jim Balsillie et Mike Lazaridis, démissionner pour être remplacés par le chef de l'exploitation, Thorsten Heins.

Dans les échanges de pré-ouverture de la Bourse de New York, l'action de RIM prenait près de cinq pour cent, les investisseurs espérant que le changement de patron améliore le sort du fabricant des téléphones intelligents BlackBerry. Mais le titre de RIM a plutôt abandonné 1,57 $ à 15,67 $ sur le TSX, loin derrière son sommet de 69,30 $ pour les 52 dernières semaines.

Clairement, M. Heins n'a pas réussi à convaincre les analystes lors d'une conférence téléphonique réalisée en début de journée.

«Ils ne semblent simplement pas prêt à apporter d'importants changements, ils ne veulent que poursuivre sur la même route et continuer à faire leurs affaires comme ils l'ont toujours fait», a estimé Colin Cieszynski, analyste du marché chez CMC Markets Canada.

«Je crois que les analystes s'attendaient à ce qu'il annonce que la société était mise en vente ou qu'elle avait conclu un partenariat ou qu'elle vendait certains portefeuilles de brevets.»

La société de Waterloo, en Ontario, a connu plusieurs revers de fortune ces dernières années. Elle a notamment perdu des parts de marché aux mains des appareils iPhone et iPad d'Apple et de ceux qui utilisent le système d'exploitation Android de Google. Sa réputation a aussi été durement touchée par une panne mondiale de quatre jours l'an dernier.

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,57 cent US pour clôturer à 99,27 cents US.

Les marchés américains ont retraité après avoir enregistré d'importants gains la semaine dernière, alors que les investisseurs s'étaient intéressés aux discussions entre la Grèce et ses créanciers privés au sujet d'un accord qui pourrait alléger la crise des dettes en Europe.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a abandonné lundi 11,66 points à 12 708,82 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a glissé de 2,53 points à 2784,17 points et que l'indice élargi S&P 500 s'est adjugé 0,62 point à 1316 points.

L'entente cherchée par la Grèce avec ses créanciers privés verrait ces derniers échanger leurs anciennes obligations grecques pour d'autres valant 50 pour cent de moins. De plus, les nouvelles obligations arriveraient à échéance à une date ultérieure — repoussant de plusieurs décennies les remboursements — et rapporteraient des intérêts beaucoup moins élevés que ceux que devrait actuellement payer la Grèce.

La Grèce aimerait que les nouveaux taux d'intérêt soient aussi faibles que trois pour cent, mais les créanciers croient que c'est trop peu et visent plutôt environ 4,5 pour cent.

Malgré tout, les deux parties affirment être proches d'une entente, laquelle est conditionnelle à l'obtention par la Grèce d'une nouvelle tranche d'argent de son fonds de sauvetage, ce qui lui permettrait d'éviter une défaillance.

Les Bourses de Toronto et New York ont avancé de plus de deux pour cent la semaine dernière, encouragées par les signes de reprises aux États-Unis et les plus récentes données sur la Chine, qui laissent croire que le pays pourrait réussir un atterrissage en douceur.

Le secteur torontois de l'énergie a avancé lundi de deux pour cent, tandis que le cours du pétrole s'appréciait après que l'Union européenne eut formellement annoncé un embargo sur le pétrole iranien et un gel des actifs de la banque centrale iranienne. Ces sanctions visent à décourager le pays de reprendre les discussions sur son programme nucléaire.

Le cours du pétrole brut a avancé de 1,25 $ US à 99,58 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. À Toronto, l'action de Cenovus Energy a gagné 50 cents à 36,58 $ tandis que celle de Canadian Natural Resources (TSX:CNQ) a pris 1,23 $ à 40,21 $.

L'optimisme quant à une résolution au problème de dette en Grèce a aidé le secteur de la finance à progresser de 1,4 pour cent à Toronto, avec l'aide du titre de la Banque Royale (TSX:RY), qui a pris 97 cents à 54,82 $, et celui de la Banque TD (TSX:TD), qui s'est adjugé 1,02 $ à 80,17 $.

Le secteur des métaux de base a grimpé de 0,14 pour cent, le cours du cuivre s'étant emparé de 5 cents US à 3,80 $ US la livre à New York. L'action d'Ivanhoe Mines (TSX:IVN) a chuté de 1,03 $ à 18,30 $, tandis que celle de First Quantum Minerals (TSX:FM) a grimpé de 49 cents à 23,04 $.

Les actions du secteur aurifère ont progressé, dans l'ensemble, de 0,87 pour cent. Le cours du lingot d'or s'est apprécié de 14,30 $ US à 1678,30 $ US l'once à New York, ce qui a aidé l'action de Barrick Gold (TSX:ABX) à prendre 76 cents à 47,28 $.

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