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23/01/2012 03:46 EST | Actualisé 24/03/2012 05:12 EDT

Hydro a terminé la première phase d'implantation de ses compteurs intelligents

MONTRÉAL - Hydro-Québec a terminé la première phase d'implantation de ses nouveaux compteurs et déposera son dossier à la Régie de l'énergie prochainement afin de pouvoir aller de l'avant avec son projet visant à remplacer près de 3,8 millions de compteurs d'ici 2017.

Plus de 20 000 compteurs ont ainsi été implantés au cours des 18 derniers mois à Boucherville, dans la MRC de Memphrémagog et dans l'arrondissement Villeray à Montréal.

À l'origine, la première phase du projet visait l'installation d'environ 25 000 compteurs, mais la société d'État a revu cet objectif à la baisse, estimant que la phase était «virtuellement terminée».

«L'ensemble des projets ont été complétés», a estimé la présidente d'Hydro-Québec Distribution, Isabelle Courville, en point de presse, lundi.

«Le centre d'exploitation et de mesurage est fonctionnel, le processus d'implantation a été testé en milieu rural, urbain et industriel et le mode de facturation fonctionne», a-t-elle ajouté.

La société d'État a par ailleurs indiqué qu'environ 4300 factures ont été émises entre le 9 et le 23 janvier en utilisant les nouveaux appareils.

Grâce à ces nouveaux compteurs, Hydro n'aura plus besoin d'accéder à la propriété de ses clients et elle pourra émettre les factures en fonction d'une lecture à distance. La société d'État pourra également gérer à distance les emménagements et déménagements, la détection des pannes ainsi que le rétablissement du service.

Quant à l'aspect de la santé, Hydro-Québec assure que les taux de radiofréquences des nouveaux compteurs répondent aux normes recommandées par Santé Canada. La société d'État affirme que le niveau moyen de radiofréquences mesuré à un mètre de distance du compteur est environ 100 000 fois inférieur à ces limites.

Des organisations, telles que l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (l'AQLPA) et le collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes, ont récemment exprimé leur inquiétude quant aux effets pour la santé des émissions électromagnétiques de cette technologie sans fil.

Les nouveaux appareils d'Hydro-Québec s'activent six fois par jour afin de transmettre les données de consommation et le font de façon intermittente afin de se synchroniser.

Selon Mme Courville, la seule façon de mesurer les impacts des nouveaux compteurs sur la santé était la moyenne d'exposition aux radiofréquences, qui est selon elle de moins de 90 secondes par jour pour les nouveaux appareils.

«L'intensité moyenne des nouveaux compteurs est de 50 microwatts par mètre carré à une distance d'un mètre de l'appareil, alors que la limite recommandée par Santé Canada est de six millions de microwatts par mètre carré», a-t-elle justifié.

Se disant «sensibles» aux radiofréquences, une dizaine de personnes ont réussi à bénéficier d'une exemption dans les régions où la première phase d'implantation s'est déroulée.

Hydro-Québec discutera avec la Régie de l'énergie de cet aspect et des solutions qui pourraient être envisagées pour ces personnes si l'implantation des nouveaux compteurs va de l'avant.

«Les clients ont certainement des préoccupations, mais lorsque nous engageons le dialogue et que les risques réels sont expliqués, nous réussissons à leur faire part des avantages et des risques inexistants pour la santé», a expliqué Mme Courville.

Elle a par ailleurs indiqué avoir rencontré récemment l'AQLPA et estime que plusieurs éléments du projet d'Hydro-Québec intéressent les groupes écologistes.

«La fin de la relève manuelle des compteurs par du personnel d'Hydro entraînera nécessairement moins de voitures sur les routes et les nouveaux (appareils) aideront certainement à accroître l'efficacité énergétique», a-t-elle dit.

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