NOUVELLES
23/01/2012 02:14 EST | Actualisé 24/03/2012 05:12 EDT

François Hollande révise à la baisse ses promesses en matière d'emplois

PARIS - François Hollande a justifié lundi par des contraintes budgétaires le fait de ne plus promettre que 150 000 emplois d'avenir au lieu des 300 000 prévus dans le projet présidentiel du PS, précisant que ce dispositif serait destiné en priorité aux quartiers difficiles.

«Dans un premier temps, c'est ce que nous pouvons financer», a expliqué François Hollande lundi soir sur le Mouv'. «Ensuite si la croissance nous autorise des libertés nouvelles, nous en ferons davantage.»

Ces emplois seront alloués en priorité aux jeunes des quartiers difficiles.

«Là où il y a 40 pour cent de chômage des jeunes, c'est là qu'il faut mettre ces emplois», a noté le député de Corrèze.

Le candidat PS à la présidentielle a promis dimanche dans son discours du Bourget (Seine-Saint-Denis) 150 000 emplois d'avenir pour les jeunes alors que le projet validé par la rue de Solférino avant les primaires en prévoyait 300 000.

François Hollande a en revanche estimé qu'il serait possible de signer «autant de contrats de génération qu'il en faudra car ça ne coûte rien de plus» que les exonérations de cotisations sociales actuelles.

Le député avait défendu au moment des primaires PS le principe du contrat de génération, par lequel l'employeur s'engage à garder un senior de plus de 55 ans, et à embaucher un jeune de moins de 25 ans. En contrepartie, il est dispensé pendant trois ans de cotisation sociale sur les deux emplois.

François Hollande envisage de créer 200 000 contrats de génération par an, pour un coût estimé à huit milliards d'euros, qui serait financé par un redéploiement des 25 milliards d'euros d'exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises.

Biden ou Trump?
Suivez les dernières nouvelles, les analyses et les sondages dans cette course qui ne cesse de surprendre!