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22/01/2012 08:24 EST | Actualisé 23/03/2012 05:12 EDT

Moubarak n'a pas formellement démissionné et doit être acquitté, plaide son avocat

Le principal avocat de Hosni Moubarak a plaidé dimanche l'acquittement de son client, en estimant que l'ex-raïs égyptien était toujours techniquement président et devait bénéficier à ce titre de l'immunité.

Hosni Moubarak est accusé avec son ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et quatre autres responsables de la police de complicité du meurtre de quelque 850 manifestants lors de l'insurrection populaire début 2011. Ils sont passibles de la peine de mort s'ils sont reconnus coupables.

Farid el-Dib, principal avocat de la défense de Moubarak, a fait valoir que sur le plan technique, l'ancien raïs n'a pas formellement démissionné le 11 février 2011.

Selon Me El-Dib, il a donné verbalement pour instructions à son vice-président Omar Souleimane d'annoncer qu'il déléguait aux forces armées la "gestion des affaires de la nation", ce qui n'équivaut pas à une démission, avance-t-il. Dès lors, "ce tribunal n'est pas compétent pour le juger et il doit être acquitté", a plaidé l'avocat. Ses confrères de la défense l'ont applaudi, tandis que les défenseurs des parties civiles ont répondu "éxécution, exécution", et "à bas Moubarak".

En détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire, l'ancien chef d'Etat âgé de 83 ans est jugé depuis le 3 août dernier, et comparaît sur une civière. Il a toujours plaidé non coupable des chefs de complicité de meurtres de quelque 850 manifestants commis pendant le soulèvement, ainsi que corruption et détournement de fonds publics. AP

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