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22/01/2012 10:30 EST | Actualisé 23/03/2012 05:12 EDT

Le président afghan présente ses condoléances à la France

Le président afghan Hamid Karzai a présenté dimanche ses condoléances au ministre français de la Défense Gérard Longuet, après la mort de quatre soldats français, tués vendredi par le tir d'un soldat afghan dans l'est du pays.

Le chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, a suspendu jusqu'à nouvel ordre "toutes les opérations de formation et d'aide au combat de l'armée française" en Afghanistan, suite à cette attaque. Il a également évoqué la possibilité d'un retour anticipé de l'armée française en France "si les conditions de sécurité ne sont pas clairement établies", alors que le départ des troupes françaises est prévu pour la fin de l'année 2013.

Hamid Karzai a rencontré Gérard Longuet dimanche à Kaboul. Ils ont évoqué cette attaque, ainsi que les relations franco-afghanes.

Avant cette entretien, M. Longuet, arrivé samedi à Kaboul, avait fait savoir que sa mission était destinée à "évaluer quelle est l'attitude que nos responsables doivent prendre" à l'avenir. Il n'y a "pas de partenariat possible" en Afghanistan sans "confiance", avait-il déclaré.

"La France est une ami ancienne et sincère, historiquement, de la nation afghane et elle le reste", a assuré dimanche M. Karzai à M. Longuet, selon un communiqué de la présidence. Selon les services de M. Karzai, le gouvernement afghan a ouvert une enquête suite à l'attaque qui a visé des soldats français.

Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a eu un entretien téléphonique samedi soir avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton concernant la mort des soldats français et les intentions de Paris en Afghanistan. Il lui a dit qu'au vu du rapport du ministre de la Défense et du chef d'Etat-major des armées, qui ont été envoyés en Afghanistan, Nicolas Sarkozy "tirera toutes les conséquences" de l'attentat perpétré contre les forces françaises, et qu'"il s'en entretiendra avec le président Karzaï en visite à Paris le 27 janvier", a annoncé dans un communiqué le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. AP

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