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22/01/2012 01:48 EST | Actualisé 23/03/2012 05:12 EDT

L'économie pourrait prendre des années à se relever, dit Mark Carney

OTTAWA - Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, affirme que l'économie américaine pourrait prendre des années à se remettre de ses difficultés actuelles et pourrait même ne jamais retrouver le niveau de ses années de gloire.

«Il va se passer des années avant que les États-Unis redeviennent ceux que nous avons connus», a affirmé M. Carney, dimanche, dans le cadre de l'émission de télévision «Question Period», sur les ondes du réseau CTV.

«En fait, nous pensons qu'ils ne retrouveront pas pleinement le niveau auquel nous étions habitués», a-t-il ajouté.

La faiblesse de l'économie au sud de la frontière coûte à celle du Canada 30 milliards $ par année en exportations perdues, a indiqué M. Carney.

Et bien que la banque centrale s'attende à ce que la crise économique européenne retranche 0,6 pour cent à l'économie canadienne — soit 10 milliards $ par année — son gouverneur estime que les dépenses des consommateurs et les investissements des entreprises empêcheront le Canada de glisser vers le bas.

Ces deux secteurs seront la clé qui protégeront le Canada face au ralentissement économique à l'extérieur du pays et aux mesures d'austérité du gouvernement fédéral.

«Nous voyons (une croissance) venant du secteur des ménages, la consommation continuant de croître d'environ deux pour cent, davantage d'activité dans l'habitation que nous l'avions précédemment cru», a affirmé le gouverneur de la banque centrale.

«Et plus important encore (...) les investissements des entreprises continuent de croître à un bon rythme», a-t-il ajouté.

M. Carney a par ailleurs repris les propos tenus ces derniers jours par le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, voulant que des mesures puissent être prises afin de réduire les risques d'une bulle dans le secteur immobilier canadien.

La semaine dernière, M. Flaherty a prévenu qu'il pourrait passer à l'action pour empêcher les prix de monter en flèche, en particulier dans les marchés de Toronto et Vancouver.