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22/01/2012 05:21 EST | Actualisé 23/03/2012 05:12 EDT

La mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie est prolongée d'un mois

LE CAIRE, Égypte - Des heurts ont été rapportés entre des déserteurs et les forces syriennes, dimanche, dans une banlieue de la capitale étroitement gardée, Damas, accentuant à nouveau l'urgence d'agir au moment où la Ligue arabe prolonge sa mission d'observation.

La présence des observateurs n'a toutefois pas mis fin, jusqu'à présent, au bain de sang qui dure depuis plusieurs mois en Syrie.

Les deux événements laissent croire que le soulèvement populaire contre le régime du président Bachar al-Assad, qui a débuté par des manifestations monstres, glisse maintenant vers un conflit armé qui pourrait nécessiter une intervention internationale. La Ligue arabe tente toutefois d'éviter un tel scénario de se réaliser.

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, réunis au Caire, en Égypte, ont indiqué par voie de communiqué avoir convenu de prolonger leur mission d'observation, déjà fort critiquée, d'un mois supplémentaire.

La Ligue a annoncé que plus d'observateurs seraient dépêchés en Syrie, et que davantage de ressources seraient mises à leur disposition.

La mission tient lieu de première étape dans la mise en application d'un plan de paix de la Ligue arabe pour résoudre la crise en Syrie. Parmi les autres objectifs figurent également le retrait des armes lourdes des villes syriennes, l'arrêt des attaques contre les protestataires, l'ouverture de négociations avec l'opposition en plus de permettre aux travailleurs humanitaires étrangers et aux journalistes d'entrer sur le territoire.

Le chef de la Ligue arabe, Nabil Elaraby, a relevé une «progression partielle» dans l'application des promesses par Damas.

«La Syrie n'a pas tenu toutes ses promesses, bien que certains engagements aient été respectés», a-t-il ajouté, depuis Le Caire.

Il a aussi souligné que l'usage d'une force extrême par les forces syriennes avaient mené suscité une réaction chez l'opposition qui pourrait conduire à une guerre civile.

L'ONU estime qu'environ 5400 personnes ont perdu dans la vie dans le soulèvement, depuis ses débuts en mars dernier.