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21/01/2012 03:39 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

Vernon Davis a pris de la maturité depuis l'épisode de 2008 avec Singletary

SANTA CLARA, États-Unis - Avec une performance historique ponctuée par le touché vainqueur à son premier match éliminatoire, Vernon Davis n'a pas laissé de doute: il est bel et bien un gagnant.

Il y a plus de trois ans que le jeune et volatile ailier rapproché a été chassé des lignes de côté et renvoyé au vestiaire par son entraîneur à l'époque, Mike Singletary. Davis a ensuite été au coeur de la célèbre complainte «je veux des gagnants» de Singletary, ancien secondeur étoiles des Bears, après un revers de 34-13 contre Seattle.

«Je le regardais comme s'il avait perdu la tête, s'est rappelé Davis. Comment pouvez-vous envoyer un choix de premier tour au vestiaire. En même temps, j'étais conscient de pourquoi il le faisait: je nuisais à l'équipe en prenant des punitions et en ratant des assignations. Ce genre de choses, ça tue une équipe.»

Davis a maintenant un nouvel entraîneur, et une place au Super Bowl est dans la mire. En saississant la passe d'Alex Smith, le week-end dernier, Davis a amené les 49ers au championnat de la Nationale contre les Giants de New York, ce dimanche à San Francisco (18h30).

«C'est un nouvel homme, a dit le demi offensif Frank Gore. Il a pris de la maturité.»

Samedi dernier, Davis a couronné un match spectaculaire en captant une passe de 14 verges de Smith avec neuf secondes à disputer, permettant aux 49ers de battre Drew Brees et les Saints 36-32. Il a capté sept passes pour 180 verges, la meilleure récolte de l'histoire pour un ailier rapproché en match éliminatoire.

Il n'y a pas si longtemps, Davis était connu pour son côté imprévisible et sa tendance à vouloir narguer l'adversaire. Les défenses tentaient expressément de le faire sortir de ses gonds.

«Il s'est tellement amélioré à ce niveau-là, a dit Smith. Il ne se laisse plus emporter aussi facilement.»

Davis est encore le joueur émotif qui a pleuré quand les 49ers ont appelé son nom au premier tour en 2006 (sixième au total, de l'Université du Maryland). La différence est qu'il a appris à mieux canaliser ses énergies.

Quand Davis a signé une prolongation de contrat de cinq ans avec San Francisco, au début de la saison 2010, il est devenu l'ailier rapproché le mieux payé dans l'histoire de la NFL. Son pacte de 37 M $, dont 23 M $ garantis, lui donnaient trois millions de plus garantis qu'Antonio Gates.

Davis s'est attiré une telle générosité avec son brio de 2009: 78 réceptions pour 965 verges dont 13 touchés, égalant le record de Gates pour les touchés à sa position.