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21/01/2012 02:22 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

Le gouvernement fédéral nie avoir l'intention de privatiser Via Rail

OTTAWA - Le gouvernement fédéral nie avoir l'intention de vendre le transporteur ferroviaire Via Rail.

Un porte-parole du ministre des Transports, Denis Lebel, a expliqué que cette option n'était pas du tout considérée.

Pierre Floréa, attaché de presse de M. Lebel, a affirmé que toutes les dépenses gouvernementales faisaient actuellement l'objet d'une révision mais il n'y avait aucun projet pour vendre Via Rail.

Via Rail est la société d'État créée en 1977 pour prendre en charge le transport ferroviaire de passagers à travers le pays.

Un article rapportant qu'Ottawa considérait la possibilité de vendre Via citait des notes reçues par Denis Lebel lorsqu'il est entré en fonction.

M. Floréa a affirmé que l'information contenue dans ces notes n'est pas conforme à l'opinion officielle d'Ottawa.

«L'information fournie ne réflète pas nécessairement la position du gouvernement dans ces dossiers ou encore une décision prise par le gouvernement», a-t-il indiqué dans un courriel.

«Même si le ministère peut effectuer des recommandations, c'est le ministre qui est en charge de la politique gouvernementale.»

Via met sur les rails presque 500 trains chaque semaine sur 12 500 kilomètres de chemins de fer et dessert quelque 450 villes à travers le pays.

En 2010, plus de quatre millions de passagers sont montés à bord d'un train de Via Rail.

Le gouvernement fédéral contribue financièrement aux activités de Via.

Un rapport parlementaire publié en novembre dernier soutenait que ces subventions se fixaient entre 700 millions $ et un milliard de dollars dans les années 80, mais a diminué à 445 millions $ en 2010, toujours en dollars constants de 2002.