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21/01/2012 07:25 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

La position de Mitt Romney sur l'immigration suscite le débat en Floride

MIAMI - La promesse de Mitt Romney d'opposer son veto à une mesure qui créerait une procédure permettant à certains immigrants illégaux d'obtenir leur citoyenneté menace de déplaire aux électeurs hispaniques, dont l'appui pourrait être crucial dans une élection générale contre le président Barack Obama.

La question gagne en importance alors que le meneur de la course à l'investiture républicaine se dirige vers la primaire du 31 janvier en Floride, bien que la majeure partie des hispaniques de l'État proviennent de Porto Rico ou de Cuba et ne sont donc pas affectés par les lois américaines sur l'immigration, ou ne considèrent pas qu'il s'agit d'un aspect important.

Malgré tout, il s'agit d'un État où 13 pour cent des électeurs enregistrés sont hispaniques, où sont situées les plus importantes chaînes de télévision de langue espagnole du pays, et où se retrouve le troisième plus grande nombre d'immigrants illégaux, ce qui intensifie le feu des projecteurs sur la position de M. Romney.

Sa promesse de veto, d'abord faite dans les jours précédant les caucus de l'Iowa, a touché un nerf sensible chez divers hispaniques influents, et certains républicains craignent que cette position ne repousse le nombre toujours plus important d'électeurs latino-américains dans les États pouvant changer d'allégeance.

C'est notamment le cas dans l'ouest du pays, où les hispaniques sont désormais indécis après avoir appuyé Barack Obama en 2008. Ces républicains suggèrent que M. Romney tentait d'obtenir l'appui des partisans républicains de la ligne dure lors des primaires, le tout au dépens des hispaniques dont l'appui sera recherché à l'automne.

Selon Herman Echevarria, un Américain d'origine cubaine et un important joueur républicain dans l'arène politique, M. Romney devra aller vers le centre de l'échiquier politique et prendre des décisions sur la façon de régler le problème de l'immigration illégale.

M. Romney a la réputation de prôner la position la plus sévère des candidats républicains en matière d'immigration. Newt Gingrich, l'ancien président de la Chambre des représentants, offrirait un statut juridique à tous les immigrants illégaux qui ont de profondes racines aux États-Unis et qui ont vécu en respect des lois.

De son côté, M. Romney s'est fortement opposé à toute sorte d'amnistie pour les immigrants illégaux depuis sa première candidature à la présidence en 2008.