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21/01/2012 02:35 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

La marine canadienne a commis une bourde dans les eaux de Malte

OTTAWA - La frégate HMCS Charlottetown, qui naviguait vers l'est de la mer Méditerranée plus tôt cette semaine, a provoqué un émoi au large de l'île de Malte.

L'équipage du navire de guerre effectuait un exercice de tirs d'armes légères sur le pont, un entraînement de routine dans la mission anti-terroriste qu'amorcera sous peu le personnel du HMCS Charlottetown. Les marins avaient ouvert le feu avec des pistolets de 9 millimètres, tirant en direction de la mer vide, lorsqu'ils ont reçu l'ordre d'interrompre leurs activités.

Le lieutenant Mark Fifield, porte-parole de la Marine royale canadienne à Ottawa, a expliqué que des officiers de la Garde côtière de Malte n'avaient pas autorisé l'exercice, et en ont ordonné la suspension immédiate après avoir été prévenus par radio.

Le droit international exige qu'un navire de guerre effectuant des tirs d'exercice dans les eaux territoriales d'un autre pays prévienne les vaisseaux se trouvant dans la région, de même que l'État hôte, de ses activités.

Le lieutenant Fifield a expliqué que le capitaine du HMCS n'avait pas réalisé que son navire était désormais entré sur le territoire maltais, mais a ajouté que les avertissements radios avaient été émis.

Il a ajouté qu'aucun autre navire ne se trouvait à proximité au moment de l'incident et qu'il n'y avait eu aucun risque pour la sécurité de la population.

Le Canada a fait parvenir une lettre d'excuses aux autorités maltaises pour cette infraction, et le lieutenant Fifield a souligné que la marine en était «profondément navrée».

Il a ajouté que l'exercice, qui vise à préparer les marins à accoster des vaisseaux suspects, avait repris après que le HMCS ait rejoint les eaux internationales.

La frégate de Halifax s'apprête à se joindre à une flotte de l'OTAN, qui effectue des patrouilles anti-terroriste. Le gouvernement conservateur a ordonné son déploiement afin de maintenir une présence dans la région, compte tenu de l'instabilité régnant dans les pays liés au printemps arabe.