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21/01/2012 07:46 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

Des hommes en civil attaquent une réunion politique pro-Gbagbo avec des pierres

ABIDJAN, Côte d’Ivoire - Les Nations unies ont annoncé par communiqué que «plusieurs personnes avaient été blessées» lors d'une manifestation organisée par des partisans de l'ancien président ivoirien.

L'incident est survenu samedi lors d'une rencontre du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo qui a été renversé en avril. Augustin Guehoun, un porte-parole du parti, a indiqué que des hommes en civil avaient attaqué la réunion à coups de pierres.

Pendant 10 ans, le FPI a dominé la scène politique dans cette ancienne colonie française d'Afrique de l'Ouest. Rejoint par téléphone, le porte-parole du FPI Augustin Guehoun a déclaré que les casques bleus de l'ONU avaient offert un service de sécurité pour la réunion, mais que des intrus armés avaient réussi à atteindre la foule, qui était venue exprimer son appui envers l'ex-président.

«Nous avions toutes les autorisations [nécessaires pour organiser une manifestation] mais nous avons été agressés. Ils ont commencé à lancer des pierres, puis se sont mis à tirer», a dit M. Guehoun.

Le parti de M. Gbagbo n'est plus que l'ombre de lui-même. La majeure partie de ses hauts responsables sont soit en résidence surveillée, ou ont fui le pays après le renversement de l'ancien président.

Ce dernier attend son procès à La Haye pour crimes contre l'humanité. Laurent Gbagbo a refusé de céder le pouvoir au président Alassane Ouattara après les élections de 2011, et six mois de violences postélectorales ont suivi.

Lorsque M. Gbagbo a perdu ses élections et refusé d'accepter la défaite, Alassane Ouattara a recruté une armée de rebelles qui ont renversé le président défait avec l'aide de frappes aériennes de l'ONU.

Des groupes de défense des droits de la personne ont indiqué que des exactions avaient été commises par les deux parties, et puisque Laurent Gbagbo n'est désormais plus au pouvoir, les pires atrocités sont commises par les forces armées du président Ouattara, qu'ils ont accusées de massacres, viols et exécutions sommaires de partisans de M. Gbagbo.