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21/01/2012 05:20 EST | Actualisé 22/03/2012 05:12 EDT

Des bombes frappent un camion policier en Syrie, tuant au moins 14 personnes

BEYROUTH - Un attentat a frappé un camion de police transportant des prisonniers dans une région agitée du nord-ouest de la Syrie, samedi, tuant au moins 14 personnes, ont annoncé les médias officiels et un groupe d'opposition. Les troupes gouvernementales ont également combattu des déserteurs dans le nord lors de combats qui ont fait 10 tués.

Les 10 mois de révolte contre le président syrien Bachar Al-Assad avaient débuté par des manifestations anti-gouvernementales largement paisibles, mais le soulèvement est devenu de plus en plus militarisé et chaotique au cours des derniers mois, alors que davantage d'opposants frustrés et de déserteurs s'arment pour riposter aux forces de l'État.

L'agence de presse officielle SANA a rapporté que le guet-apens contre le camion de police s'était déroulé sur l'autoroute Idlib-Ariha, dans une région près de la frontière turque où des combats impliquant des déserteurs se sont déroulés récemment. SANA a blâmé l'attaque sur des «terroristes».

Selon le média, quatre bombes ayant explosé en «deux phases» ont frappé le camion, et des attaquants ont ensuite ciblé une ambulance qui arrivait pour aider les blessés. Six policiers accompagnant les prisonniers ont également été blessés, certains grièvement, rapporte SANA.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, situé en Grande-Bretagne, a confirmé l'incident, samedi, et indiqué que 15 prisonniers avaient été tués.

Selon Rami Abdul-Rahman, directeur du groupe, le camion a été touché par plusieurs bombes placées en bordure de la route, mais il est impossible pour l'instant de savoir qui est derrière l'attaque.

Personne n'a revendiqué l'événement, mais des membres de la soi-disant Armée libre syrienne sont connus pour être actifs dans la région. Ce groupe est formé de déserteurs menés par un colonel déserteur réfugié en Turquie qui prennent le parti des protestataires et ont mené des attaques contre les forces du régime.