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19/01/2012 05:27 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

Procès de cinq policiers de Toronto: la défense tente de discréditer un témoin

TORONTO - Un témoin clé de la Couronne dans le procès de cinq anciens policiers de Toronto accusés de corruption a affirmé ne pas avoir menti à ses proches au sujet de son arrestation, alors que le Défense tentait jeudi de jeter le doute sur son témoignage.

L'avocat John Rosen a raconté que Christopher Quigley, un ancien revendeur de marijuana, a dit à son père que les policiers s'étaient introduits dans son appartement à la recherche de drogue et l'avaient battu.

Le témoin a démenti cette information, tout comme celle selon laquelle il aurait affirmé à sa petite amie avoir été arrêté pour excès de vitesse, alors qu'il avait été appréhendé pour possession de lunettes de soleil volées.

Plus tôt cette semaine, M. Quigley a décrit une attaque dont il affirme avoir été victime en détention, alors que des policiers l'aurait battu pour lui extorquer de l'argent et des drogues.

La Couronne prétend que les accusés se livraient fréquemment à ces pratiques.

Me Rosen, qui représente le patron de l'unité anti-drogues, John Schertzer, a aussi laissé entendre que M. Quingley a donné une version mensongère des circonstances de son arrestation. Celui-ci a raconté au tribunal n'avoir jamais été averti qu'il était en état d'arrestation et soutenu qu'on ne lui avait pas donné le droit de contacter un avocat lorsqu'il avait été jeté dans une voiture de police banalisée et emmené par des policiers en civil.

Les accusations portées contre M. Schertzer, Ned Maodus, Steven Correia, Joseph Miched et Raymond Pollard ont été déposées en 2004, mais divers délais ont entravé les procédures.

La Couronne affirme que les anciens policiers de l'escouade anti-drogues de Toronto ont démontré une tendance à battre et intimider les suspects, les volant et mentant pour se couvrir.

Les suspects ont tous plaidé non-coupables.