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19/01/2012 04:25 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

Plekanec pointe du doigt les déboires du jeu de puissance du Canadien

BROSSARD, Qc - Le jeu de puissance, véritable arme de prédilection du Canadien ces dernières saisons, est son gros talon d'achille cette saison. Trop souvent il a fait la différence pour les mauvaises raisons, comme ç'a été le cas mercredi.

«Nos déboires en supériorité sont assurément l'une des principales explications de nos insuccès, a reconnu le joueur de centre Tomas Plekanec, jeudi. Nous soulignons souvent l'importance des unités spéciales. Notre rendement en infériorité est formidable, mais ça ne fonctionne pas en supériorité.

«Il va de soi que si on améliorait notre taux de réussite, ç'aurait une incidence directe sur notre fiche. Un bon jeu de puissance peut vous permettre d'amasser beaucoup de points.»

On ne sait plus trop à quel saint se vouer. À l'entraînement jeudi, on a presque passé autant de temps à discuter de stratégies qu'à les pratiquer.

L'entraîneur Randy Cunneyworth, ainsi que ses adjoints Larry Carrière et Randy Ladouceur, ont échangé avec les joueurs, particulièrement Plekanec et le défenseur Chris Campoli, qui devrait réintégrer la formation vendredi.

Le Tricolore n'a réussi que deux buts dans ses 26 derniers déploiements d'attaques massives. Mercredi, il a été 0-en-7, voyant son taux d'efficacité — le pire de la LNH — diminuer à 12,3 pour cent.

Il a fait l'acquisition en décembre de Tomas Kaberle, des Hurricanes de la Caroline, justement pour relancer le jeu de puissance. Mais le vétéran défenseur ne s'avère pas être la solution. L'équipe a conservé un taux à peine supérieur de 13,8 (9-en-65) dans les 17 rencontres qu'il a jouées.

Jeudi, en retard 3-0 en début de troisième période, le Canadien s'est pourtant vu offrir une supériorité de six minutes qui aurait normalement dû lui permettre de revenir dans le coup.

«Je ne dirais pas que nous jouons trop nerveusement, a expliqué Plekanec. C'est plutôt qu'on précipite nos actions, qu'on prend de mauvaises décisions ou qu'on tente de mauvais jeux. Ça donne l'impression que nous ne travaillons pas, mais ça n'a rien à voir.

«Nous devons faire en sorte que les cinq joueurs sur la glace savent ce qu'ils ont à faire, a-t-il repris. Souvent, un pense à quelque chose que les autres ne pensaient pas. Nous devons tous être sur la même page. C'est la même chose à cinq contre cinq dans le moment», a résumé Plekanec.

Le Canadien n'a plus de franc-tireur en défense — ces Sheldon Souray, Mark Streit, Marc-André Bergeron et James Wisniewski, qui terrorisaient les gardiens adverses. Cette saison, on a même de la difficulté à atteindre la cible.

Cunneyworth a rebrassé les dés, jeudi, en regroupant Kaberle et P.K. Subban dans la première unité, en compagnie du trio de David Desharnais, avec Erik Cole et Max Pacioretty.

La seconde vague était formée des défenseurs Campoli et Yannick Weber, avec les attaquants Plekanec, Scott Gomez et Rene Bourque.

Kaberle et Campoli sont les passeurs; Subban et Weber les tireurs. Pacioretty et Plekanec sont désignés pour jouer le long de la bande du côté droit, à mi-chemin dans la zone. Cole et Bourque ont la mission d'aller se placer devant le but. Et Desharnais et Gomez se positionnent en fond de territoire, près du gardien.

«Nous avons eu une bonne réunion avant la séance et j'ai prévenu les gars qu'ils sont interchangeables, a dit Cunneyworth. Nous savons qui peut s'acquitter de la tâche et nous connaissons les atouts de chacun.»