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19/01/2012 07:01 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

Légalisation sur la marijuana: les libéraux ont du travail devant eux

OTTAWA - Si les libéraux souhaitent vraiment présenter un plan crédible pour légaliser et règlementer la marijuana à l'occasion des prochaines élections fédérales, ils ont du pain sur la planche.

Allant de la signature du Canada au bas des grandes conventions sur les drogues jusqu'à la logistique entourant la production, la distribution et la taxation de la marijuana, le gouvernement qui tentera de la légaliser fera face à plusieurs décisions importantes.

Eugene Oscapella, professeur au sein du département de criminologie de l'Université d'Ottawa et fervent défenseur de la légalisation, affirme que la criminalisation simplifie les choses, mais ne fonctionne pas vraiment et cause plusieurs problèmes. Selon lui, élaborer une politique intelligente est toutefois plus compliqué.

Le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae, a indiqué que c'est au parti de réfléchir aux meilleures politiques en lien avec cette résolution, qui a été acceptée par 77 pour cent des militants présents lors du congrès de la fin de semaine dernière.

La résolution spécifie que le parti accepte de «légaliser la marijuana et améliorer la réglementation et la taxation de sa production, de sa distribution et de son usage, tout en instaurant des pénalités sévères pour le trafic illégal et la conduite avec facultés réduites.»

Mark Haden, un auteur de la question des politiques sur la drogue, a développé un tableau qui présente les options pour le développement de modèle de distribution.

Selon lui, la première décision à prendre concerne le modèle de commercialisation versus les préoccupations sur la santé publique.

De son côté, Michel Perron, président du Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie, a affirmé que les avantages récoltés par la légalisation seraient effacés par sa mise en oeuvre. Par exemple, il a noté que puisque la légalisation de la marijuana impliquerait d'imposer un âge minimal, comme pour l'alcool, le respect de cette loi entraînerait des coûts.

Le ministre de la Justice Rob Nicholson n'était pas disponible pour une entrevue, mais sa porte-parole a indiqué que le gouvernement n'a pas l'intention de décriminaliser ou légaliser la marijuana.