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19/01/2012 07:18 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

Irlande du Nord: deux bombes ont explosé mais aucun blessé n'a été rapporté

DUBLIN - Deux bombes posées par des membres de l'Armée républicaine irlandaise (IRA) ont explosé sans blesser personne, jeudi soir, dans la ville de Londonderry.

Les policiers ont rapidement procédé à l'évacuation de la zone visée après avoir reçu des appels d'avertissement.

Une première bombe, placée devant le principal bureau d'office touristique de la ville, a expliqué alors qu'environ 75 résidants d'un centre de soins longue durée étaient toujours en cours d'évacuation à 25 mètres de là, selon Martina Anderson, ancienne membre de l'IRA et élue dans Londonderry sous la bannière du parti nationaliste de Sinn Fein.

Elle a ajouté que les dissidents de l'IRA devaient s'expliquer sur leurs actes et sur ce qu'ils espéraient voir résulter de tels gestes, si ce n'est que «d'interrompre la tranquillité de vie de personnes vulnérables».

Le surintendant de police en chef et commandant de la police de la deuxième plus grande ville de l'Irlande du Nord, Stephen Martin, a souligné que la majeure partie de Londonderry serait interdite à la circulation vendredi pour permettre aux agents de fouiller les environs à la recherche de preuves.

La police a aussi évacué le principal centre commercial de la ville, alors que les bombes, placées dans des rues à proximité, ont détonné à dix minutes d'intervalle. Au moins une bombe semblait avoir été dissimulée dans un sac de sport laissé à l'abandon.

Le surintendant Martin a expliqué que deux appels téléphoniques codifiés avaient prévenu les policiers une demi-heure avant la détonation de la première bombe.

Les attentats de jeudi surviennent à la veille d'un jugement de la cour dans le procès de deux individus, soupçonnés d'être des dissidents de l'IRA et accusés du meurtre de deux soldats britanniques, en mars 2009.

Les victimes étaient en congé et ne portaient pas d'armes lorsqu'elles ont été abattues par balles, alors qu'elles récupéraient une pizza devant l'entrée de leur base militaire. Ces soldats sont les premiers meurtres dans les rangs de l'armée britannique en Irlande du Nord depuis 1998, l'année de la signature d'un accord de paix (Good Friday).