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19/01/2012 06:11 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

C.D. Howe: le régime des parlementaires fédéraux a un important manque à gagner

TORONTO - Un nouveau rapport d'un prestigieux institut de recherche fait ressortir l'ampleur du manque à gagner du régime de retraite des parlementaires fédéraux.

L'Institut C.D. Howe affirme que le régime de retraite qui assure les prestations des députés et sénateurs est sous-financé et qu'il y manque jusqu'à un milliard de dollars.

«Réparer le fonds de retraite des députés, généreux mais sous-financé, est une étape importante dans la réforme des régimes», soutient l'institut. «Il s'agit du fonds de retraite fédéral le plus problématique.»

Le rapport indique que le régime accorde plus de 50 pour cent du salaire des députés, mais ne dispose pas d'actifs mis de côté pour payer les futures prestations.

L'institut affirme que le déficit de financement n'est pas réflété dans les rapports actuariels sur le régime, qui soutiennent qu'il présente un excédent de 176 millions $.

«Le rapport note que le programme promet des revenus de retraite beaucoup plus élevés que ce à quoi les Canadiens peuvent espérer», ajoute C.D. Howe.

L'institut affirme que le déficit pourrait exposer les contribuables à de grands risques financiers si le régime de retraite coulait à pic. Il suggère au gouvernement fédéral de résoudre le problème en augmentant les salaires actuels des parlementaires en échange de prestations de retraite plus faibles.

Ce rapport fait écho à un appel similaire lancé mercredi par la Fédération canadienne des contribuables, qui a appelé les députés à adopter un régime plus modeste.

La fédération affirme que le régime existant est le plus généreux sur la planète mais que les contribuables canadiens doivent payer 23,03 $ pour chaque dollar versé par un député fédéral dans son régime de retraite.

La Fédération canadienne des contribuables demande aux parlementaires de mettre sur pied un nouveau programme au sein duquel le gouvernement verserait un montant équivalent aux versements des députés et des sénateurs eux-mêmes.

«C'est impossible que le premier ministre et les députés puissent faire ce qu'ils doivent faire pour équilibrer le budget du régime et contrôler les dépenses puisque leurs propres intérêts sont en jeu», a fait valoir Gregory Thomas, le directeur fédéral du groupe de pression.

«lls doivent prêcher par l'exemple. Ils doivent mettre le Canada au-dessus de leur propre compte bancaire.»