NOUVELLES
19/01/2012 05:42 EST | Actualisé 20/03/2012 05:12 EDT

À quelques jours du référendum, la Croatie est divisée sur l'adhésion à l'UE

RIJEKA, Croatie - Vedran Sabljak, un travailleur portuaire, sait exactement ce qu'il pense de l'adhésion de la Croatie à l'Union européenne (UE): un «non» retentissant.

Pour évaluer à quel point le regroupement européen, jadis élitiste, a perdu de son lustre en raison de la crise de la dette et de la bisbille entre les dirigeants, nul besoin de chercher plus loin que la Croatie, qui tient un référendum sur l'adhésion à l'UE dimanche prochain.

M. Sabljak affirme ne voir aucun avantage à joindre le groupe, dont certains membres risquent la faillite et dont la monnaie commune, l'euro, est menacée par la crise de la dette.

La Croatie a signé un traité d'adhésion à l'UE l'année dernière et est en route pour y accéder en juillet 2013, si les électeurs se rangent dans le camp du «oui» lors du référendum et que les 27 états du pays ratifient l'entente.

Le pays des Balkans a commencé à négocier son entrée à l'UE il y a six ans grâce au soutien fort de l'Allemagne, mais depuis, la popularité du groupe s'est ternie lorsque les Croates ont réalisé qu'une adhésion à l'UE ne les mettraient pas automatiquement sur la route de la prospérité.

Toutefois, de récents sondages indiquent qu'une majorité d'entre eux — quelque 56 pour cent de ceux qui comptent se rendre aux urnes — voteront en faveur de l'adhésion à l'UE.

Les Croates espèrent que l'économie chancellante du pays — ralentie par la récession, une dette extérieure de 48 milliards d'euro (61 milliards $) et un taux de chômage de 13 pour cent — sera revigorée par l'accès accru aux marchés européens et les occasions d'emploi créées par l'adhésion à l'UE.

Plusieurs personnes en Croatie et ailleurs se demandent ce que l'UE peut retirer de l'adhésion du pays déchiré par la corruption dont l'économie est l'une des plus faibles des Balkans.