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18/01/2012 11:46 EST | Actualisé 19/03/2012 05:12 EDT

Les joueurs du CH s'accrochent, mais on a de la difficulté à les croire

MONTRÉAL - Carey Price a fixé le tableau en face de son casier dans le vestiaire sur lequel on affiche le classement de l'Est, avant de répondre à la question.

«C'est encore faisable», a mentionné le gardien sans trop de conviction, quand on lui a parlé des chances du Tricolore de prendre part aux séries éliminatoires.

Les joueurs du CH ont beau s'accrocher à la moindre parcelle d'espoir, on a de plus en plus de difficulté à les croire.

En l'emportant mercredi, les Capitals les ont repoussés à dix points de la huitième position. L'étau se resserre. Deux ou trois autres défaites avant la pause du match des étoiles, et on pourrait déjà parler de cette saison de misère au passé.

«Frustré, vous dites? C'est bien au-delà de la frustration ce que je ressens comme sentiment», a résumé Price.

Cunneyworth avait dit qu'il s'agissait du match le plus important de la saison. Malheureusement pour lui, ses troupiers n'ont pas répondu à l'appel.

«Pas complètement, a-t-il admis. Je ne peux pas affirmer que nous avons été à la hauteur. Nous avons connu de bonnes séquences et il y a quelques joueurs qui ont joué avec l'énergie du désespoir. Il n'y en a pas eu suffisamment.

«Le prochain match est maintenant le plus important», a ajouté Cunneyworth.

L'entraîneur a donné le mérite aux Capitals qui ont assuré une bonne protection à leur gardien.

Le Canadien a cadré 31 tirs, mais 41 autres ont été soit bloqués en cours de route ou imprécis.

Plusieurs joueurs ont d'ailleurs souligné que les Capitals avaient fait de l'excellent travail en défense.

Cunneyworth a argué que le match aurait pris une tournure différente si le Canadien avait marqué le premier but.

Jeu d'impuissance

Le CH aurait pu se donner du rythme autrement, en profitant d'une des premières occasions qu'il s'est vu offrir en supériorité numérique.

«J'ai utilisé les joueurs qui s'entraînent en avantage numérique, mais j'ai modifié les unités, a-t-il expliqué. J'ai voulu provoquer une étincelle, mais ça n'a pas fonctionné. Nous avons eu de la difficulté à envoyer la rondelle jusqu'au but. Ce n'est pas que nous n'avons pas essayé.

«Il faut que nous fassions circuler la rondelle plus rapidement, qu'on soit en mouvement et qu'on trouve les lignes de tirs, tout en créant de la circulation devant le filet.»

Le défenseur Tomas Kaberle, qu'on est allé chercher en Caroline afin justement de relancer le jeu de puissance de l'équipe, a dit qu'on doit saisir les occasions quand elles se présentent parce qu'on ne peut pas gagner si on ne marque pas de but.

«Nous avons doublé les Capitals au chapitre des tirs, mais ça ne signie absolument rien», a-t-il souligné.

«En supériorité, nous devons diriger la rondelle plus souvent dans l'enclave parce qu'on ne sait jamais ce qui peut se produire, a continué Kaberle. Les Caps ont réussi quelques buts en ne faisant que ça. Nous devons le faire plus souvent et aller se masser devant le gardien afin de lui obstruer la vision.»

Le défenseur Josh Gorges a fait remarquer que la pression est forte sur les joueurs qui sont appelés à faire fonctionner l'attaque massive.

«Quand rien ne va, souvent la solution c'est de simplifier les choses pour tenter de marquer un but chanceux sur une déviation ou un retour. Il s'agit que nous marquions un but, ça pourrait relancer les gars.»

Le Canadien n'a obtenu que deux buts dans ses 26 derniers jeux de puissance, couvrant huit rencontres.

Son taux de réussite, le pire de la LNH, a atteint les 12,3 pour cent, une marque de médiocrité.