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17/01/2012 10:04 EST | Actualisé 18/03/2012 05:12 EDT

Il n'était pas nécessaire de tester des preuves contre Pickton, dit la GRC

VANCOUVER - Tout en reconnaissant la validité de suggestions à l'effet que la GRC aurait dû tester des vêtements saisis chez Robert Pickton, en 1997, pour y trouver des traces d'ADN, une avocate du gouvernement fédéral a soutenu lors d'une enquête publique, mardi, que les enquêteurs n'avaient aucune raison, à ce moment, de les examiner.

Des vêtements du tueur en série et des menottes ont été saisis après une violente attaque sur sa ferme de Port Coquitlam, qui a laissé pour morte une prostituée du quartier Downtown Eastside de Vancouver, poignardée plusieurs fois.

Les preuves sont demeurées dans une armoire de la police jusqu'après l'arrestation de Pickton en 2002. Des tests subséquents ont révélé la présence d'ADN de deux autres travailleuses du sexe portées disparues.

Le fait que la GRC possédait pendant cinq ans des preuves liant Pickton à deux prostituées disparues a été présenté comme une preuve que les policiers travaillant sur l'affaire ont été incapables d'empêcher le tueur en série d'assassiner davantage de femmes.

L'avocate de la GRC Cheryl Tobias a cependant indiqué qu'il n'y avait jamais eu de raison d'examiner les vêtements pour y trouver de l'ADN, puisque l'identité du suspect et celle des victimes étaient connues. Pickton n'a jamais nié son implication, mais a plutôt clamé l'auto-défense.

Me Tobias procédait au contre-interrogatoire de la chef adjointe Jennifer Evans, de la police régionale de Peel, en Ontario, qui a mené un examen externe pour la commission.

Mme Evans est allée plus loin, suggérant que même si les policiers avaient voulu examiner les vêtements pour y trouver de l'ADN, ils auraient probablement fait face à de l'opposition.

L'ADN de 33 femmes a été retrouvé sur la ferme de Pickton. Il affirme en avoir tué 49.