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17/01/2012 11:47 EST | Actualisé 18/03/2012 05:12 EDT

Fillon : la bataille de la présidentielle et des législatives s'annonce "difficile"

PARIS - François Fillon a estimé mardi que la bataille de la présidentielle et des législatives "sera difficile" et que son issue "sera certainement serrée", devant les parlementaires de la majorité reçus à Matignon.

Evoquant les échéances électorales de 2012, le Premier ministre s'est voulu rassurant. "Je crois que la sincérité de nos actes parle pour nous", a-t-il assuré. "Avec Nicolas Sarkozy nous avons choisi de traiter l'urgent, de traiter l'indispensable, pas ce qui flatte (...) finalement nous n'avons fait que notre devoir", a-t-il souligné.

La bataille de la présidentielle et des législatives "sera difficile et son issue sera certainement serrée, mais elle sera aussi décisive parce que les temps que nous vivons sont incertains", a-t-il affirmé.

Présentant les "grands enjeux" de l'année 2012, le chef du gouvernement ne s'est pas privé de critiquer la gauche, à trois mois de l'élection présidentielle.

Le premier enjeu consiste à "sécuriser et relancer l'Europe", a-t-il expliqué. Dans ce domaine, "Nicolas Sarkozy a une crédibilité qui n'a pas d'équivalent chez ses concurrents", a-t-il insisté.

Second enjeu: la "réduction des déficits". "Chacun sait que le coeur du problème, ce sont les dépenses publiques, mais là, la gauche refuse de l'admettre et c'est au fond sa faute originelle", a estimé M. Fillon, la jugeant "mal placée pour donner des leçons de rigueur budgétaire".

"Il est cocasse de voir le Parti socialiste commenter avec empressement et avec gourmandise le jugement d'une agence de notation, lui qui fut contre la réforme des régimes spéciaux, contre la réforme des retraites, contre la réduction du nombre de fonctionnaires, contre la révision générale des politiques publiques, contre la maîtrise des dépenses des collectivités locales, contre la règle d'or. La ficelle est encore plus grosse quand le même Parti socialiste reste étrangement silencieux sur le jugement plus positif d'une autre agence de notation", a-t-il lancé, faisant référence à l'agence de notation Moody's, qui a maintenu lundi le AAA de la dette française, alors que Standard & Poor's a dégradé cette note vendredi dernier.

"Les agences de notation présentent leur diagnostic: certains sont bons, d'autres le sont moins. Aucun ne mérite d'être sous-estimé, aucun ne mérite d'être dramatisé, parce que ce qui importe, c'est la direction rigoureuse que la France s'est assignée par elle-même et pour elle-même", a résumé le Premier ministre.

Enfin, sur le troisième enjeu, celui de l'emploi, qui sera évoqué mercredi lors du "sommet sur la crise" à l'Elysée, le Premier ministre a promis des "propositions conjoncturelles" mais aussi "structurelles", "parce que nous savons qu'avec une croissance faible nous ne pourrons pas riposter à la remontée du chômage et aux délocalisations, si nous ne sommes pas en mesure de débloquer un certain nombre de verrous qui freinent l'activité et l'emploi", a-t-il expliqué. AP

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