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16/01/2012 05:21 EST | Actualisé 17/03/2012 05:12 EDT

Tout est à recommencer pour les vétérans Pizzolitto et Sebrango chez l'Impact

MONTRÉAL - Il y avait de la fébrilité dans l'air, lundi, quand s'est lancé le tout premier camp d'entraînement de l'histoire de l'Impact en Major League Soccer. C'est là une sensation que les vétérans Nevio Pizzolitto et Eduardo Sebrango n'avaient pas vécue depuis de nombreuses années.

Ils ont beau être parmi les visages les plus connus chez l'Impact, le passage du club en MLS fait en sorte que leur poste n'est pas assuré cette année.

«La dernière fois, je devais avoir 17 ans. C'était il y a longtemps», a reconnu le défenseur Pizzolitto, capitaine du onze montréalais lors de la dernière campagne en NASL, en 2011. «C'est un nouveau défi, mais je suis prêt.»

«Sans doute que ça ne m'était pas arrivé depuis mes débuts avec l'équipe nationale cubaine», a indiqué Sebrango, un attaquant chevronné qui a maintenant la nationalité canadienne.

Comme Pizzolitto et Sebrango, les attaquants Reda Agourram et Mircea Ilcu ainsi que le défenseur Simon Gatti ont amorcé le camp d'entraînement sans avoir signé de contrat. Et ce, même s'ils s'alignaient tous avec l'Impact l'été dernier.

Chez les vétérans de 2011 retenus en vue de l'entrée en MLS, seuls l'attaquant Miguel Montano, les milieux Sinisa Ubiparipovic et Ian Westlake, le défenseur Hassoun Camara ainsi que les gardiens Evan Bush et Greg Sutton ont déjà une entente en poche.

«Ce n'est pas facile à gérer mentalement», a dit Pizzolitto, un membre de l'Impact depuis 1995, de sa situation inhabituellement précaire. «Tu y penses avant et après l'entraînement. Mais le premier jour est chose faite maintenant, je sais mieux à quoi m'attendre. Ça va aller en s'améliorant.

«J'avais l'impression que c'était ma première journée à l'école», a noté Sebrango, qui s'est joint à l'Impact la première fois en 2002. «Il fallait rencontrer beaucoup de nouvelles personnes, alors il y avait une certaine nervosité. En même temps, nous nous connaissons entre nous et nous connaissons les membres du personnel du club, alors ç'a rendu les choses plus faciles. Je me suis bien senti une fois sur le terrain.»

Maintenant trentenaires, Pizzolitto et Sebrango devront rehausser leur niveau de jeu d'un cran afin de convaincre Jesse Marsch de retenir leurs services.

«Jesse m'a dit qu'il a aimé ce qu'il a vu l'été dernier, et qu'il veut me donner le chance de lui prouver que j'ai encore ma place, a indiqué Sebrango, 38 ans. Je ne crois pas qu'il nous ai invités pour rien, alors je crois avoir des chances.

«Quand tu joues avec de bons joueurs, tu rehausses ton propre niveau de jeu — si tu as les capacités pour le faire.»

Selon Marsch, les chances de Pizzolitto et Sebrango d'être retenus dépendra de l'allure que prendra sa formation d'ici le match d'ouverture du 10 mars prochain à Vancouver.

«Nous avons un groupe déjà en place et il faut regarder comment nous pouvons le compléter, a indiqué l'entraîneur recrue. Il faut le faire de la bonne façon, avec des joueurs qui, nous croyons, peuvent connaître du succès à ce niveau-ci.

«Il s'agit de voir comment les gars s'entendent avec les autres, et comment ils réagissent sur le terrain. Nous avons deux longs mois devant nous à examiner cela quotidiennement.»

Marsch a par ailleurs aimé le déroulement de la première journée du camp, qui avait justement pour but de permettre à tous et chacun de se défaire de leur nervosité initiale.

«Il était important que tout le monde se rencontre, y aille d'un effort énergique sur le terrain et trouve ses repères, a-t-il dit. Nous y sommes arrivés dans une large mesure. Il reste juste à trouver le juste niveau pour que l'équipe commence à prendre forme.

«Nous allons travailler sur la mentalité du groupe et le niveau du soccer, ce qui va prendre quelques mois. Mais on voit déjà qu'il y a plusieurs joueurs qui sont déterminés à faire les choses de la bonne façon», a expliqué Marsch.

«Nous voulons des joueurs qui ont le sens de la compétition, qui veulent s'échanger le ballon, qui veulent penser et bouger. Nous allons mettre l'accent sur un telle approche, mais il faut dire que nous avons embauché des joueurs qui ont déjà ces qualités.»

Huit absents

Marsch a dirigé une séance d'entraînement de près deux heures avec 24 joueurs, lundi, au Complexe sportif Marie-Victorin.

Outre les cinq joueurs à l'essai, il y en avait 17 dont l'Impact détient déjà les droits, y compris la nouvelle acquisition Patrice Bernier et le premier choix de l'équipe au repêchage d'expansion, Brian Ching. On retrouvait aussi deux membres de l'Académie de l'Impact, dont le gardien Maxime Crépeau.

Huit joueurs étaient absents pour ce premier entraînement du camp. Le défenseur Hassoun Camara, les milieux Bryan Arguez et Sanna Nyassi, l'attaquant Justin Braun et le gardien Donovan Ricketts ont tous dû subir des examens médicaux, comme l'avaient fait leurs coéquipiers la veille.

Les autres absents étaient les défenseurs Bobby Burling, Zarek Valentin et Andrew Wenger. Ces deux derniers s'entraînent présentement avec la sélection américaine des moins de 23 ans.

Ching et le défenseur Nelson Rivas ont raté les dernières minutes du jeu simulé en fin d'entraînement.

«Nous voulons être intelligents dans la manière que nous gérons la progression de ces deux-là, a indiqué Marsch. Il faut l'être avec nos vétérans, afin de s'assurer de bâtir leur niveau de forme sans se risquer à trop les pousser. Nous connaissons déjà leurs qualités sur le terrain.»

Un autre entraînement aura lieu mardi à Montréal, puis les joueurs du club montréalais iront s'isoler à Guadalajara, au Mexique, jusqu'au 29 janvier.

«Les gars n'auront alors pas d'autre choix que d'apprendre à mieux se connaître et à s'unir», a noté Marsch.

Après un bref retour à Montréal du 1er au 4 février, l'équipe ira s'entraîner et disputer des matchs amicaux à Los Angeles (6 au 18 février) puis à Orlando, en Floride (21 février au 4 mars).