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16/01/2012 05:39 EST | Actualisé 17/03/2012 05:12 EDT

Gaz de schiste: les échantillons ne provenaient pas de la nappe phréatique

QUÉBEC - Le gouvernement du Québec affirme que les échantillons d'eau étudiés récemment par un chercheur albertain qui y avait relevé des traces de gaz de schiste ne provenaient pas de la nappe phréatique.

En décembre, le quotidien La Presse publiait un article sur les résultats du chercheur, provenant de la faculté des sciences de la Terre et de l'atmosphère à l'Université d'Edmonton. Selon ses recherches, les échantillons démontraient la présence de gaz de schiste dans l'eau entourant le gisement d'Utica, dans le sud du Québec.

Le chercheur avait refusé d'indiquer quelle entreprise lui avait transmis les échantillons.

L'opposition péquiste ainsi que les groupes d'opposants à l'exploitation des gaz de schiste n'avaient pas tardé à réagir, accusant le gouvernement libéral de cacher des informations.

Par voie de communiqué lundi, le ministère du Développement durable a précisé avoir contacté, en décembre, toutes les compagnies ayant des puits au Québec pour obtenir les résultats d'analyse de méthane dans l'eau souterraine et les analyses isotopiques.

Selon le ministère, les résultats obtenus ont permis de découvrir que les échantillons analysés par le chercheur provenaient du cellier de deux puits et avaient été prélevés en août 2010 par Dillon groupe conseil à la demande de Talisman.

Le ministère a expliqué que l'eau ne provenait pas d'un aquifère, soit d'une formation géologique où s'écoule une nappe d'eau souterraine, mais bien de l'eau de pluie recueillie dans le cellier. Ainsi, on ne peut en conclure que le gaz de schiste a migré vers la nappe phréatique.

Le ministère a promis qu'il reste vigilant et «ne fait aucun compromis sur la sécurité des sites».