NOUVELLES
16/01/2012 03:47 EST | Actualisé 17/03/2012 05:12 EDT

Deux mois plus tard, Brian Ching s'est fait à l'idée de jouer avec l'Impact

MONTRÉAL - Brian Ching a dit toutes sortes de bonnes choses, lundi, à l'occasion de la première journée du camp d'entraînement de l'Impact. Mais rien pour vraiment rassurer les gens qui estiment qu'il ne restera pas très longtemps à Montréal.

«Parfois, tu n'obtiens pas toujours ce que tu désires. Ces deux derniers mois, j'ai appris à composer avec ça et à l'accepter», a déclaré l'attaquant de 33 ans, qui a été le premier joueur réclamé par l'Impact lors du repêchage d'expansion après qu'il eut été laissé sans protection par le Dynamo de Houston.

On sait que Ching avait même menacé de prendre sa retraite si l'Impact le sélectionnait. Ce n'est qu'après plusieurs jours de réflexion qu'il a finalement annoncé qu'il se présenterait à Montréal en vue du début du camp.

«Je suis venu ici pour être avec mes coéquipiers et les partisans, a ajouté Ching, qui n'a répondu qu'à un nombre restreint de questions à sa première rencontre avec les médias montréalais, lundi.

«Pour moi, c'est une question d'avoir une attitude professionnelle et de gagner des matchs, peu importe où je suis. J'ai le sens de la compétition et je vais tout donner.»

Sans doute encore un peu abasourdi de se retrouver dans un environnement peu familier, Ching n'avait pas un ton convaincant quand il a affirmé qu'il désirait contribuer aux succès de l'Impact à sa première campagne en MLS. Reste qu'il l'a dit plusieurs fois.

Comme, par exemple, lorsqu'il a indiqué qu'il désirait vraiment rester avec l'équipe montréalaise cette saison. Il a ainsi laissé entendre que même s'il espérait encore être renvoyé à Houston, il ne s'attendait pas à ce que cela arrive tout de suite.

«À ce moment-ci, oui, c'est le cas, je veux rester, a dit l'Américain d'origine hawaïenne. C'est vrai que je veux éventuellement prendre ma retraite dans l'uniforme du Dynamo, que ce soit par exemple à la suite d'une transaction à la fin de l'année. Espérons que ça pourra se faire.

«Mais je n'ai rien contre Montréal. La preuve, c'est que je suis venu ici. Ce n'est pas la première fois que je me joins à une nouvelle équipe dans une nouvelle ville parce qu'évidemment, je l'ai fait à Houston. Je connais les défis que ça comporte, ainsi que l'excitation qui l'accompagne. Je suis excité, d'autant plus que je n'ai entendu que de belles choses au sujet de la ville de Montréal.

«La direction de l'Impact a fait les bonnes choses, elle traite bien les joueurs. Espérons que les joueurs regroupés sur le terrain pourront bâtir une identité gagnante et rendre les partisans heureux», a ajouté Ching, en remerciant par ailleurs les amateurs de soccer québécois qui lui ont communiqué des voeux de bonne chance sur les réseaux sociaux.

Aucun regret

Ching a dit n'avoir aucun regret même si la décision des dirigeants du Dynamo a chamboulé sa vie et l'a amené à y aller d'une promesse en l'air.

«J'ai pris une décision émotive à un moment émotif, a-t-il dit de sa menace de retraite. Les choses se sont compliquées rapidement pour moi et je n'ai pas eu le temps d'y réfléchir beaucoup. Mais j'ai pu le faire ces deux derniers mois. Et je suis maintenant ici pour aider l'Impact à remporter des matchs.»

Ching a dit comprendre, du moins un peu, la décision des dirigeants du Dynamo de ne pas le protéger. Et ce, même si elle a causé tout un émoi chez les partisans de la formation texane.

«Ils ont pris un risque, a-t-il souligné. Il est probable que bien des entraîneurs, dans le même contexte, auraient fait la même chose. Ou peut-être pas, a-t-il avancé. Suis-je déçu du dénouement? Bien sûr. On le sait, je voulais participer à l'ouverture du nouveau stade à Houston. Je comprends que ce n'est plus possible. Maintenant, je suis ici et je veux tirer le meilleur parti possible de ma situation actuelle.»

Rivalité Ching-Marsch

Il faut savoir que la menace de Ching a eu peut-être à voir avec le fait que lui et Jesse Marsch, l'entraîneur-chef de l'Impact, ont entretenu une féroce rivalité ces dernières années. Lors d'une guerre de mots avec Ching lorsque Marsch était joueur, ce dernier avait accusé l'Hawaïen de plonger inutilement. On dit aussi que Ching n'a pas oublié qu'il a parfois été ignoré par l'équipe nationale américaine à l'époque où Marsch était l'adjoint de Bob Bradley.

«Il fait partie de notre équipe, a dit Marsch de Ching, lundi. Il a une attitude professionnelle et il a le sens de la compétition. Je l'ai constaté quand j'ai joué contre lui et quand je l'ai regardé jouer, et aussi quand j'ai travaillé avec lui au sein de l'équipe nationale. Il se dévoue quotidiennement à son métier et je sais qu'il veut quand même être un gagnant au sein de cette équipe, qu'il veut l'aider à gagner.»

Reste maintenant à voir si ce ne sont là que des mots, ou s'ils se traduiront par des gestes concrets sur le terrain.