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16/01/2012 11:32 EST | Actualisé 17/03/2012 05:12 EDT

Des pirates informatiques s'en prennent à deux grandes cibles israéliennes

JÉRUSALEM - Un réseau de pirates informatiques qui prétend être basé en Arabie Saoudite a paralysé les sites Internet de la Bourse israélienne et du transporteur aérien national de l'État hébreu, lundi.

Aucun des sites pris d'assaut par les pirates ne contenait d'informations confidentielles et ni les vols, ni les transactions boursières n'ont été affectés par les événements. Mais les attaques ont révélé le niveau de vulnérabilité d'Israël face aux attaques, malgré son système de défense informatique dernier cri et son importante industrie des hautes technologies.

Les attaques virtuelles ont débuté plus tôt en janvier lorsque des pirates s'identifiant au «group-xp», un groupe saoudien bien connu, se sont vantés d'avoir eu accès aux informations liées à 400 000 cartes de crédit. Les flibustiers informatiques ont qualifié leur attaque de «cadeau à la planète pour le Nouvel an», réalisée pour «faire mal au portefeuille de sionistes».

Les autorités israéliennes ont affirmé que 15 000 comptes avaient été pillés dans cet assaut, et que les informations liées à la carte de crédit de 6000 autres Israéliens ont été dévoilées en ligne quelques jours plus tard par le même réseau.

La semaine dernière, un internaute s'identifiant comme un agent du renseignement israélien a vengé l'État hébreu en publiant en ligne les informations personnelles de centaines de Saoudiens, d'Égyptiens et de Syriens, entre autres.

Lundi, la ligne aérienne El Al Israel a mis hors ligne son site Internet après qu'un pirate lié au groupe saoudien et s'identifiant comme OxOmar eut averti que le site de l'entreprise et celui de la bourse seraient ciblés par des attaques informatiques palestiniennes, selon une source près du transporteur aérien. Cette personne a exigé l'anonymat car elle n'était pas autorisée à communiquer avec les médias.

Orna Goren, une porte-parole de la Bourse de Tel Aviv, a affirmé que le site Internet de l'organisation avait été inondé de «visites», créant un intense ralentissement. Mais le site était toujours en fonction et les transactions n'ont pas été affectées, a-t-elle affirmé.