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Une journée à <em>Montréal Passion Vin</em>

24/12/2015 08:13 EST | Actualisé 24/12/2016 05:12 EST

La lecture de ce billet vous permettra de vivre en différé une journée de Montréal Passion Vin, l'évènement vinicole le plus prestigieux à se tenir depuis 14 ans à Montréal.

C'est samedi le 31 octobre dernier que j'ai eu le grand plaisir d'assister, à l'hôtel Hilton-Bonaventure, à la majeure partie de la programmation de la deuxième journée de cet évènement. Au programme, 3 conférences-dégustations, mettant de l'avant la maison Jean-Claude Boisset de Bourgogne, celle de Ceretto du Piémont, et le Château Troplong Mondot de Bordeaux.

Toutes trois étaient animées par la sommelière québécoise de grand renom, Véronique Rivest, et ont eu lieu dans l'une des grandes salles de réunion de l'hôtel, spécialement aménagée pour que plusieurs centaines de personnes puissent voir, écouter, et déguster dans les meilleures conditions.

Le service des vins, efficace et discret, était assuré par une quarantaine de sommelières et sommeliers œuvrant bénévolement sous la supervision de M. Don-Jean Léandri.

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Jean-Claude Boisset

La première conférence-dégustation débuta à 10h30 avec M. Grégory Patriat, maître de chai pour la maison bourguignonne Jean-Claude Boisset, laquelle est installée depuis 1960 dans l'ancien couvent des Ursulines à Beaune.

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M. Patriat n'est pas œnologue (ce qui est loin d'être un défaut). Il débute sa carrière comme ouvrier-vigneron en 1994. Il décide alors de suivre une formation en viticulture/œnologie à Beaune. De 1998 à 2002, il est le chef d'équipe et l'aide du maître de chai au célèbre domaine Leroy à Vosne-Romanée.

En 2002, il est engagé par Jean-Charles Boisset avec tous les moyens nécessaires à sa disposition, ainsi qu'une totale liberté d'action. La maison a, certes, beaucoup prospéré depuis ses débuts, mais avec l'arrivée depuis 2001 de la nouvelle génération, on désire maintenant passer à une étape supérieure et améliorer de beaucoup la qualité générale des vins que l'on produit.

Marier quantité et qualité est loin d'être facile. M. Patriat a expliqué que l'on y était parvenu par un rigoureux suivi parcellaire et un intense travail à la vigne. Règle générale, les vins de la maison sont vinifiés sans ajout d'enzymes, sans levure exogène, sans bâtonnage, et sans ajout de tanins. Car après tout, si les raisins sont de qualité et mûrs à point, on n'a guère besoin d'utiliser une panoplie d'artifices pour tenter de corriger quelques défauts ou de l'améliorer.

Le groupe Jean-Charles Boisset est aujourd'hui le premier groupe de Bourgogne, et le quatrième groupe de France.

La dégustation débuta par trois grands vins blancs de cette maison.

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Le premier vin fut un Beaune 1ier cru, Les vieilles franches, 2012. Cette appellation est plutôt connue pour ses vins rouges, mais on fait aussi un peu de blanc. On n'a produit seulement que 450 bouteilles de ce vin dans ce millésime. Puisque environ 25 bouteilles furent nécessaires ce matin-là, nous pouvons dire que nous avons à nous seuls bu plus de 5 % de toute cette production! Et il en valait la peine avec ses arômes de fleurs blanches et de cire d'abeille. Sans parler de sa bouche, souple et droite, qui se prolongea un bon moment. Il y en a un peu de disponible en ce moment (voir ici).

Le second vin a été le Puligny-Montrachet 1ier cru, Les Perrières, 2011. Sa robe est d'un beau jaune doré clair. Il émane du verre des parfums de miel, de fruits blancs tels la poire, de cire, ainsi qu'une note de pierre à fusil. Il est issu de vignes âgées de 60 ans en moyenne qui procurent un rendement inférieur à 40 hectolitres/hectare.

La dégustation des blancs s'est terminée par le grand seigneur, le Corton-Charlemagne Grand cru, 2011. Il possède une robe jaune doré clair avec de légers reflets verts, car il est encore jeune. À l'olfactif, on perçoit des effluves florales et minérales; la bouche est assez ample, mais de grande finesse; longue finale savoureuse.

Et on enchaîna par la suite avec 3 millésimes du grand cru le Clos de la Roche.

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Il faut se rappeler que les grands crus, ces vins si convoités, ne sont produits qu'en petites quantités. Sur les 28 300 hectares de vignes que l'on dénombre en Bourgogne (excluant le Beaujolais), les climats classés "grand cru" représentent moins de 2 % de la production totale.

Le Clos de la Roche 2012 a été vinifié en grappes entières pour la moitié de la récolte. La couleur est rouge rubis et ses arômes très purs et profonds sont ceux de la framboise et du cassis; la bouche est souple et précise; la finale est puissante et longue; on sent un peu encore la texture légèrement granuleuse des tanins; encore très jeune, on devra l'attendre 8-10 ans.

Le millésime 2011 est très semblable au précédent, quoique plus sur le fruit et un peu plus léger; sa teneur en alcool est de 12,6 %; la bouche est souple et croquante et sa finale est déjà savoureuse; sera prêt à boire un peu plus tôt que le 2012, soit dans 5-6 ans.

Maintenant âgée de 7 ans, le Clos de la Roche 2008 de couleur rubis-grenat possède un nez plus ouvert avec des notes un peu tertiaires; sa bouche est souple et encore fraîche, car il recèle une belle acidité; déjà très bon, je l'attendrais encore 5 ans pour plus de complexité.

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La suite ici pour les merveilleux vins de la maison italienne Ceretto et du Château Troplong Mondot.

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