Youri Chassin

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L'université doit-elle être gratuite comme les soins de santé?

Publication: 3/03/2012 08:30

Un nouvel argument circule de plus en plus dans le débat sur la hausse des frais de scolarité. La dernière en date à y faire écho est Rima Elkouri, une chroniqueuse que j'adore, dans La Presse. Elle reconnaît que les diplômés universitaires vont gagner de meilleurs salaires grâce à leurs études, mais elle trace le parallèle avec le système de santé et constate que le malade aussi sera dans une meilleure situation après avoir été soigné. Or, «il ne nous viendrait pas à l'esprit (...) de faire payer davantage un grand malade sous prétexte qu'il a la chance de se faire soigner et de quitter l'hôpital en pleine santé», souligne-t-elle.

Jean-Luc Mongrain me posait la même question récemment lors d'une entrevue à LCN. Or, la comparaison m'apparaît mauvaise parce qu'on compare un risque involontaire (se blesser ou tomber malade) avec une décision volontaire (investir dans son éducation).

C'est une nuance importante. Dans les deux cas, le patient et l'étudiant sont les principaux bénéficiaires des services reçus. Vrai. Mais dans le cas du patient, il s'en serait bien passé! Les soins reçus lui permettent de se rétablir, de retrouver son «état normal». Pour les études universitaires, c'est exactement l'inverse qui se produit! Étudier est un choix. Et on en sort avec la possibilité d'une nouvelle carrière et d'un revenu plus élevé.

L'université devrait-elle être gratuite comme l'éducation primaire est secondaire?

D'autres pourraient dire que l'éducation primaire et secondaire aussi améliore les perspectives professionnelles. L'école est pourtant gratuite. Vrai, du moins pour l'élève. L'éducation n'est pas gratuite : ce sont les contribuables qui la paient. Encore là, il y a la question du choix, puisqu'il est obligatoire de fréquenter l'école jusqu'à 16 ans au Québec. Et puis, il y a une différence de taille : l'université n'est pas accessible à tous, mais seulement à ceux qui font la preuve de leur capacité d'y entrer. Le plus souvent, ce sont les résultats scolaires ou la cote R qui prouvent le mérite. La polyvalente est un service disponible à tous, alors que le principe de l'université se fonde sur la sélection des étudiants selon leurs mérites.

La formation universitaire est un investissement

Dans un débat télévisé à RDI, le comptable Pierre-Yves McSween avançait une autre comparaison qui me semblait bien plus juste que la comparaison avec la santé ou l'éducation primaire et secondaire. Aller à l'université est un investissement : on paie pour développer son capital humain dont on récoltera les fruits. C'est la même logique qui s'applique pour le propriétaire d'un triplex, un capital immobilier. Il l'achète en sachant qu'il récupérera son investissement et encaissera des revenus sur les logements loués. Ceux qui défendent l'idée de frais de scolarité très bas proposent-ils de subventionner les propriétaires immobiliers avec les impôts des Québécois, dont 40% ne sont même pas propriétaires? Cela paraîtrait absurde.
On estime généralement que l'éducation universitaire engendre des bénéfices sociaux bien plus importants que la propriété d'un capital immobilier. C'est pourquoi on paie une partie des budgets des universités avec nos impôts. Mais dans les deux cas, l'investissement est d'abord rentable pour l'investisseur : l'étudiant et le propriétaire de l'immeuble.

Il y a une autre différence. Le triplex va rester au Québec et les taxes foncières vont être payées ici. Le diplômé peut très bien déménager et verser taxes et impôts ailleurs. Mais c'est une autre histoire...

 
Un nouvel argument circule de plus en plus dans le débat sur la hausse des frais de scolarité. La dernière en date à y faire écho est Rima Elkouri, une chroniqueuse que j'adore, dans La Presse. E...
Un nouvel argument circule de plus en plus dans le débat sur la hausse des frais de scolarité. La dernière en date à y faire écho est Rima Elkouri, une chroniqueuse que j'adore, dans La Presse. E...
 
 
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13:34 sur 06/03/2012
Dans les sociétés modernes, le niveau d'éducation de la population est un facture clé de compétitivité de l'économie et du bien être de la population. En ce sens, au même titre que dans la santé, le gouvernement à clairement un rôle à jouer pour assurer le meilleur niveau d'éducation possible à sa population et ainsi maximiser son bien être. Il en découle que l'éducation supérieure devrait être accessible à tous. La vrai question, c'est comment on défini accessibilité et qu'est-ce qui est accessible?

Nos universités se sont transformées en buffet, accessible à presque n'importe qui alors que les métiers techniques (plombiers, électriciens, etc.) sont en manque de main-d'oeuvre qualifiée. Pendant ce temps, l'Université du Québec offre un DESS en théâtre de marionnettes contemporain et un Certificat en français écrit pour non-francophones!
21:47 sur 04/03/2012
L’enjeu est-il vraiment la hausse des frais de scolarité ou de réduire le rôle historique des universités qui est de moins en moins indépendant des pressions économiques, politiques, etc., en quête de savoirs pour les rendre plus adéquat au marché du travail, d’être que des portes tournantes pour le marché du travail. La finalité de la formation n’est-il pas de faire des citoyens avec une pensée critique et innovante dans ces propositions pour le renouvelle de la société ? Aujourd’hui ce que j’entends des étudiants comme vous qui se conçoit plus comme travailleur que citoyen à gros revenu pour payer des impôts et des taxes à l’État. La fierté et la reconnaissance sociale passerait par le montant payé à l’État.

Le mandat historique des universités ont toujours été un rôle de mise à distance critique envers les acquis des savoirs, mes aussi des pouvoirs politiques du moment. Les étudiants vont de plus en plus financer les universités? C’est cela que le gouvernement propose. Elle enferme l’acquisition du savoir dans une dualité de l’offre et de la demande.

Si l’on procède avec l’approche utilitarisme des savoirs rien ne nous empêche avec le bon gros bon sens de fermé les départements qui ont peut de valeurs de rentabilité économique. Pas seulement la philosophie mais surtout en mathématique qui à l'origine de l'informatique. Pas de IBM, De Apple, de Microsoft

L'éducation c'est la santé futur de l'économie d'un pays.
02:19 sur 05/03/2012
C'est une des causes qui suivra la tarification des études supérieures, car seulement les cours qui rapporteront de l'argent à la société seront encouragés et avantageux monétairement pour l'individu. L'histoire, la philosophie, la sociologie, la musique, les arts et j'en passe, perdront de leur intérêt face à l'endettement de l'élève au cours de ces études. Je pense cela, car l'endettement important d'un étudiant dans un de ces domaines sera difficilement remboursable avec les salaires moindres offerts dans une de ces professions. Pourtant, ces domaines offrent à la société des oeuvres d'art, de la musique, des valeurs humanistes, un sens critique face à la société... qui ne sont pas quantifiables monétairement. Ainsi, en tarifiant les universités de la sorte, on encourage les valeurs liées à l'argent dans toutes les sphères de l'éducation. Cependant, ce n'est pas le cas des valeurs sociales qui selon moi encourage une vision humaniste dans la société. Les universités à vocation économique nuiront à la société en contribuant à l'émancipation du capitalisme et en encourageant l'esprit de compétition entre les individus. Ainsi, à long terme, cette hausse favorisera l'individualisme au détriment de la collectivité. Alors, j'appuis totalement ce slogan : < Grève générale, pour un changement social ! >
09:28 sur 05/03/2012
Bien évidemment la seule façon de développer un sens critique face à la société est en passant au moins 3 ans à l'université aux frais des contribuables.

C'est vrai que les cours ne sont basés que sur le savoir et le grand génie des chargés de cours et enseignants, qui eux ne bases pas du tout leur cours sur des études et des livres accessibles à tous.
20:53 sur 04/03/2012
«Aller à l'université est un investissement: on paie pour développer son capital humain dont on récoltera les fruits. C'est la même logique qui s'applique pour le propriétaire d'un triplex, un capital immobilier. Il l'achète en sachant qu'il récupérera son investissement et encaissera des revenus sur les logements loués.»

Aller à l'université est surtout une façon de se réaliser comme être humain, tout en contribuant positivement au développement de notre société, de notre humanité. Pour mener à bien des études en médecine, en psychologie, en droit, en ingénierie, en mathématiques, en enseignement au secondaire, en économie ou en littérature, l'un à besoin d'une motivation autrement plus grande qu'une froide estimation coût-bénéfice.

Votre comparaison entre une personne choisissant de poursuivre ses études à l'université et une autre investissant dans un triplex n'est pas seulement boiteuse: elle trahit une vision froide de notre monde, laquelle, heureusement, ne trouve pas ou peu écho dans la réalité.

Si le sujet de la motivation humaine vous intéresse, recherchez l'excellent vidéo «RSA Animate - Drive: The surprising truth about what motivates us», visionné plus de huit millions de fois sur YouTube.

Sylvain Bérubé, Sherbrooke
17:23 sur 04/03/2012
Ben voyons, c'est évident qu'il est beaucoup plus important d'acheter des F35 plutôt que d'investir en éducation, en culture ou en santé.

Ah la la, ce que les gens sont inconscient !

Quoi comment ? Vous dites que ce n'est pas le même gouvernement ?
En effet, mais c'est le même payeur d'impôt par exemple.

Vive le Québec libre...parce que dans un Québec indépendant qui controlera complètement comment ses impôts et taxes seront dépensé...il n'y aura pas un con comme Harper pour proposer d'acheter des avions de guerre ...puis dans la phrase d'après dire qu'il n'y a pas d'argent pour l'éducation.
23:24 sur 04/03/2012
On avance jamais avec des gens comme vous. Si vous sortiez de temps en temps vous pourriez voir que les files d'attentes en santé n'existent à peu près pas dans le reste du Canada.

Et je n'aime pas particulièrement notre PM, mais l'éducation et la culture existent en dehors du Qc.

Pensée magique indépendance va tout régler.
12:25 sur 04/03/2012
Pleinement d'accord pour la gratuité totale. Sauf qu'il y a 40 % des étudiants au DEC qui ne décrochent pas leur diplôme dans les temps habituels. Ça gonfle les coûts, pas seulement sur les prêts et bourses mais sur les coûts du personnel enseignant, du personnel de soutien, des locaux, de l'administration.

Ce serait bien avisé d'augmenter l'aide mais de diminuer le nombre d'étudiants. Si on fait juste signer les chèques sans rien remettre en question, un jour vous hériterez d'une société moribonde les jeunes.
16:56 sur 04/03/2012
Si l'éducation universitaire devient gratuite, la compétition pour accéder à l'enseignement augmentera les critères de sélection à l'admission à un cours. Donc, seulement les étudiants les plus doués pourront avoir accès à l'éducation universitaire, et ce, indépendamment de leur classe sociale et de leur porte-feuille, car bien sûr, le nombre d'universités n'augmentera pas du jour au lendemain. Ce qui est selon moi, un avantage au niveau de l’excellence et de l'engagement étudiant. De plus, il serait possible d'introduire la taxe à l'échec. Une rétribution financière en cas d'échec.
23:11 sur 04/03/2012
C'est étonnant que vous et moi ne fassions pas partie du gouvernement.
09:15 sur 04/03/2012
Un petit rappel: c'est la société qui a inventé l'école obligatoire qui "investit" dans les ressources humaines pour le plus grand bénéfices de tous et des employeurs qui demandent la meilleure formation possible pour les jeunes. C'est la société qui absorbe les coûts reliés à la partie obligatoire de de l'éducation (primaire et secondaire), au CEGEP c'est aussi la société, et pourtant, comme à l'université, à ce niveau personne n'est obligé d'étudier. C'est donc un choix de société. Endetter les étudiants encore plus qu'ils ne le sont aujourd'hui (alors que la société prêche contre l'endettement) c'est leur rendre un mauvais service.
En réalité les étudiants investissent déjà beaucoup, ils investissent leur temps et ce temps vaut l'argent qu'ils auraient gagné en travaillant au lieu d'étudier.
Enfin, investir dans son éducation est un bon risque mais cela demeure un risque tout de même. Certains étudiants n'obtiendront pas d' emplois bien rémunérés et de plus ils seront endettés Les étudiants investissent déjà beaucoup en temps et , pour certain, particulièrement ceux des régions éloignées des grands centres, les parents doivent souvent payer le logement. Je crois qu'ils contribuent suffisamment. Les étudiants qui obtiendront de bons emplois rembourseront de toutes façon par le biais de l'impôt tant que cet impôt reste progressif.
07:28 sur 04/03/2012
Le Coran et la Charia sont les seules écoles que peuvent comprendre les musulmans.
Impossible pour les musulmans d'analyser une situation sociale, économique ou autre sans l'aide du Très Saint Koran. Rima Elkouri est l'exemple parfait de l'importance de la religion. "Étends ton tapis et fais ta prière", Rima.
00:56 sur 04/03/2012
Youri Chassin, désolé mais ton article c'est de la marde commence par essayer de rivalisé les arguments de Simon Tremblay-Pépin de L'IRIS et tu commenceras à écrire un article sur le sujet après. Essaye d'avoir une pensée plus large que l'unique vision économique des choses. Les étudiants nous ne sommes pas du capital humain, nous ne sommes pas de la marchandise. La privatisation de l'éducation moi je crache dessus. Tu manques de valeur mon cher. L'éducation bénéficieras à toutes la société et ce peu importe le domaine d'étude. Tu as le droit d'être à droite, mais essaye de ne pas trop faire transparaitre ton égoïsme et ton individualisme dans tes articles, on va peut-être te prendre plus au sérieux. Et en passant dans tes discours tu t'exprimes comme un débile léger, arrête d'esquiver les arguments des autres et affrontes-les, ce que tu ne sembles guère capable de faire. Ceci dit, faire progresser le débat ne semble pas vraiment ton fort. Tu n'as aucune crédibilité et tu n'est pas près dans avoir mon cher, sans compté que tu manques de classe. Lorsque les étudiants du Québec gagnerons leur cause, tu perdras ta dignité de chercheur mon cher à force d'avoir donné tant d'effort à essayer de couler le mouvement. Réfléchis donc un peu à tes propres valeurs, commence à adopter celles comme le partage, la coopération, le collectivisme, le soutien à l'effort et tu vas voir tes articles vont changer d'opinion comme par magie!
10:42 sur 04/03/2012
L'attaque à la personne - l'argument ad hominen - ne fait pas avancer le débat et la circulation intelligente des idées. Elle est aussi paresseuse et pernicieuse qu'elle vient d'un "interlocuteur" qui s'avance visière baissée, sans dire son nom. Allons un p'tit effort!
09:37 sur 05/03/2012
Après de tels propos tu voudrais qu'on appuie ta grève. Félicitations mon cher, tu rend fier tous les contribuables qui paient pour tes études.
00:10 sur 04/03/2012
C'est bien une vision d'économiste de l'éducation. Un diplôme universitaire, ce n'est pas qu'un investissement personnel envers sa propre futur carrière. C'est aussi un investissement de société, pour s'assurer que la prochaine génération sera plus instruit, plus ouverte et plus réfléchie que la précédente. Ainsi, les travailleurs d'aujourd'hui doivent payer les études des universitaires, qui paieront à leur tour les études de ceux qui suivront.

Faire payer les étudiants pendant qu'ils étudient, c'est les pousser vers l'endettement avant même qu'ils aient les moyens de choisir de s'endetter. Donnons donc la chance aux jeunes de commencer leur vie active sans dette! Ils paieront bien leurs études, par leurs impôts, si, comme le prétendent les économistes et leurs chiffres à gogo, les diplômés d'université vivent aussi riches que ça.
23:02 sur 03/03/2012
M. Chassin, vous choisissez probablement la couleur de vos chaussettes en considérant leur retour sur l'investissement mais veuillez ne pas m'imposer votre logique.

Je ne suis pas un investisseur et mon éducation n'est pas une marchandise.
20:54 sur 03/03/2012
Oui pour la gratuité.
17:04 sur 03/03/2012
L'IEDM devrait comprendre que les intérêts de ceux qu'ils représentent n'est pas en lien direct, avec les intérêts de la société dans son ensemble. Que veux l'IEDM? Nous faire pleurer du sort des gens d'affaires au Québec? Les taux d'impositions des entreprises n'a cessé de diminuer au Québec, comme au Canada. Il y à désengagement des entreprises face à leur société. Résultat des courses, des déficits records ! Alors que les entreprises québécoises (et can) n'ont jamais comptabilisé autant de profits de toute l'histoire! Il faut du culot pour s'avancer dans le débat public et affirmer que l'éducation doit être financée de façon individuelle, car il faut payer sa " juste-part". Ils affirment haut et fort qu'il faut " responsabiliser l'individu". Vous à l'IEDM, manquez beaucoup de responsabilité face à votre société. Quand est-ce que L'IEDM est sorti en public pour dénoncer l'évasion fiscale, les paradis fiscaux, les subventions déguisées, les mauvaises conditions de travail de certains secteurs, les effets néfastes d'une trop grande disparité des revenus, les dangers de l'endettement personnel, la protection des ressources collectives, l'explosion des coûts des médicaments, les liens étroits entre certaines compagnies et nos gouvernements? Voilà votre irresponsabilité, vous êtes incapables de faire votre auto-critique et vous n'avez décidément pas les mêmes intérêts que la société dans son ensemble.Non, m. Chassin, l'éducation n'est pas qu'un choix individuel, et ne se résume pas à fournir la main d'oeuvre à l'industrie. Elle est le fondement de la démocratie.
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maxmtl
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17:03 sur 03/03/2012
IEDM n'est vraiment pas une référence en économie.
16:45 sur 03/03/2012
Votre comparaison entre les étudiants et les propriétaires de triplex me paraît aussi boiteuse que celle entre les systèmes d'éducation et de santé... mais elle m'inspire une idée: si on obligeait les propriétaires immobiliers à suivre des cours pour qu'ils soient compétents dans l'art de garder les édifices dans un état décent et de savoir gérer les locataires...
Cela dit, surveillons les lignes de piquetage après la semaine de relâche, il y aura peut-être des visages bronzés après les voyages au sud...
14:30 sur 03/03/2012
D'accord avec pour la gratuité scolaire, j'aimerais bien, mais voilà le hic, le Québec est pauvre et va nulle part depuis maintenant plusieurs décennies, une crise n'attend pas l'autre en plus d'avoir une dette de 246 millards qui nous colle à la peau soit d'environ 30 205 $ par habitant. Nous voulons avoir tout gratuitement ...c'est pas réaliste présentement. D'un autre côté nous sommes riches,et ça même si nous accusons un retard dans le développement de nos ressousses minérales, pétrolières et gazières, donc l'avenir du peuple Québecois est là...il est grand temps que nous bougions.