Yolande Cohen

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Étudiants et jeunes dans la rue : un changement de génération au Québec?

Publication: 22/05/2012 09:28

Voilà plusieurs mois que les mouvements étudiants font leurs classes dans les rues du Québec et de Montréal en particulier, où ils furent particulièrement mobilisés contre la hausse des droits de scolarité.

Dans un premier temps, ils ont su rassembler autour d'eux les principaux acteurs du champ universitaire et ouvrir un débat salutaire sur les enjeux de l'éducation supérieure dans la société québécoise, qui n'est pas toujours familière de la chose. Certains d'entre eux, remettant en cause les dérives du néo-libéralisme qui conduisent aux conceptions marchandes de l'université, ce dont l'augmentation des frais témoignerait, ont même proposé de revenir à la gratuité scolaire, en inscrivant le droit à l'éducation comme un droit fondamental, garanti par la constitution! Le débat fut ouvert, dans la plus grande tradition démocratique et les AG de reconduction de la grève permettaient à chacun et chacune d'exprimer ses revendications, ses vues et ses propositions. On pouvait suivre en ligne les discussions et constater que les étudiants-esvenaient souvent très nombreux pour débattre de questions par ailleurs fort controversées parmi les experts et sur lesquelles la population était elle-même divisée.

Que s'est-il donc passé pour que l'on arrive à une telle polarisation, où s'opposent désormais un gouvernement qui a su finalement rallier les directions universitaires ( la Crépuq) et collégiales (les responsables de CEGEP) et une partie non négligeable de la population derrière sa proposition de loi spéciale, et les mouvements étudiants et de jeunes radicalisés, soutenus comme la corde soutient le pendu, par des syndicats de professeurs (le syndicat des professeurs de l'UQAM, le SPUQ par exemple) et par des discours démagogiques de Québec Solidaire et du Parti Québécois?

Comment est-on arrivé au Québec au bord d'une « guerre » civile, qui revêt plutôt les allures d'un conflit de générations que d'une lutte de classes? Car il faut tout de même souligner que les donneurs de conseil ne sont pas toujours les payeurs dans cette bataille, puisque l'on sait que les études universitaires sont le plus sûr moyen d'assurer une mobilité sociale ascendante à ses détenteurs, et que la population qui est ainsi sommée de payer les études par ses taxes considère à juste titre qu'elle a un mot à dire dans ce débat. À cet égard, la lutte de classes n'est pas celle que l'on pense, puisque la majorité des étudiants en grève aujourd'hui sait aussi qu'ils et elles seront les futures élites du Québec de demain. Alors doit-on pour autant ignorer leurs revendications d'une éducation supérieure ouverte à tous? Certes non. Et le débat doit continuer, mais dans un autre contexte que celui de l'affrontement verbal et musclé dans lequel ce qui reste de ce mouvement s'est désormais enfermé.

Car s'il est une leçon que l'on peut tirer de l'histoire des mouvements étudiants, c'est celle d'une capacité forte de mobilisation sur des enjeux centraux d'une société qu'ils révèlent à un moment donné. Aujourd'hui la question qui est soulevée par ce mouvement est celle d'un changement de paradigme incarné par un changement de génération. Peut-on aujourd'hui penser un projet de société plus équitable non seulement entre les générations, mais entre les classes? Peut-on utiliser nos richesses (pas seulement les matières premières, mais les hommes et les femmes qui vivent au Québec) pour faire advenir une société plus égalitaire, plus écologique, plus humaine? La société québécoise apparaît bloquée et incapable de faire place à cette nouvelle génération, anxieuse de son avenir et éprisede justice sociale et d'équité. Paradoxalement, et comme c'est souvent le cas dans l'histoire, ce sont ses couches les plus instruites qui portent la revendication la plus forte. L'agenda politique, enlisé depuis 40 ans dans le débat sur la souveraineté, a fait peu de place aux grands débats sociaux d'où émergent des consensus et des grandes réformes sociales, mais aussi des visages nouveaux porteurs d'une expérience de contestation et de critique sociale. Le consensus mou dans lequel nous avons baigné depuis la Révolution tranquille est enfin rompu par ces jeunes militants-es. Sans les idéaliser, et encore moins les pousser à se radicaliser davantage (ce qui est déjà le cas pour certains d'entre eux), faisons leur une place dans les partis politiques, dans les syndicats et dans toutes les instances de la vie sociale. Sachons leur ouvrir les portes de toutes nos institutions, en particulier de nos partis politiques, à défaut de quoi nulle réforme d'envergure ne peut se réaliser mais surtout sans quoi l'anarchie sociale, ou son contraire, l'autoritarisme gouvernemental, nous guette encore pour longtemps!

 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
10:07 sur 23/05/2012
«Comment est-on arrivé au Québec au bord d'une « guerre » civile, qui revêt plutôt les allures d'un conflit de générations que d'une lutte de classes?»

Parler de guerre civile est exagéré et cela discrédite votre propos.

De plus, il n'est pas question de conflit de génération mais bien de classe, on le dit clairement depuis des mois. Si le gouvernement actuel ne pillait pas les richesse de l'état pour les distribuer aux tinamis libéraux, si nos ministres n'usaient pas de leur pouvoir pous se construire des ponts d'or dans le privé, si la mafia ne contrôlait pas le gouvernement à un point tel qu'elle nous coûte des milliards en extras inutiles, alors on n'aurait pas doublé notre dette nationale en six ans, on aurait pas besoin de hausse, la population serait moins cynique et il n'y aurait PAS de conflit social.
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18:43 sur 22/05/2012
@Pierre Deruelle
Mon cher Pierre,

Nous sommes in «deppshit» depuis qu'il est légal et démocratique, dans un état de droit libre et évolué, que les contribuables du Québec se fassent collectivement piller par la mafia insitutionnelle, bon an mal an, plus de 30 milliards $$$ à travers les différents projets votés par le gourvernement. Et tout ce que vous trouvez à dire aux jeunes : votre seul outil pour changer le monde c'est d'aller voter aux 4 ans.
Alllllooooooooooooooooo!!!!!

Certains d'entre eux, trop jeunes, n'ont jamais voté de leur vue. Et vous leur demandez d'allez voter dans 4 ans? Eux, vous demandent seulement d'arrêter la corruption dans le parlement.

Dans un état de droit, un état démocratique, 30 milliards par année, volé au peuple québécois. sans la moindre impunité. C'est plutôt ça le SCANDALE, pas les jeunes. Et vous répondez à ces jeunes qui prétendant que même les miettes de ce vol outrageux pourraient leur garantir la gratuité scolaire, même les miettes, ne leur sont pas accordées parce qu'ils doivent faire leur juste part de la dette monumentale contractée par PAPA.

Parce que PAPA voyage beaucoup
Parce que PAPA à une maison, le chalet et le condo dans le sud
Parce que PAPA à toujours le gros char de l'année.
Parce que le mode vie de PAPA, c'est de vivre à crédit, et de gaspiller
Mais eux, ne veulent pas suivre le modèle de l'endettement
Et je considèrent qu'ils ont raison de vouloir changer ça.
06:50 sur 23/05/2012
Quel est leur solution?
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19:23 sur 23/05/2012
Regardez-les aller et allez-y de vos propres solutions. Nous ne sommes pas ici que pour voter aux 4 ans, nom d'une pipe !
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18:10 sur 22/05/2012
Le problème c'est que les université anglaises reçoivent 30% du financement alors que les anglos de souche ne contribuent qu'à 6% de la population du Québec.

L'autre problème c'est que la moitié des étudiants de McGill viennent de l'extérieur du Québec. Qui paie pour se faire angliciser avec notre propre argent? Nous, les belles tartes majoritaires au Québec !
Et il n'en reste pas assez pour assurer la scolarité gratuite pour les francophones.
ALLUMEZ QUE'QU'UN !
ENLEVEZ VOS LUNETTES ROSES À QUÉBEC, COURCHESNE ET COMPAGNIE !!!!
06:49 sur 23/05/2012
Ah oui q'uel est le % d'étudiants étrangé à l'université de Laval à Québec?
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18:03 sur 22/05/2012
La solution n'est pas de baisser le salaire des profs et, à la rigueur, des doyens et du rectum.

LA SOLUTION : répartir le financement aux université en fonction du per capita de francophones et d'anglophones. L'enseignement en français obtiendrait 94% des sources de financement et les universités dispensant l'enseignement en anglais obtiendraient 6% des sommes.

De un, nous aurions un financement équitable selon la population.
De deux, il y aurait assez d'argent pour la gratuité scolaire totale

Voyez plus en détail cette approche qui vient d'être pubilée :
http://ledernierquebecois.com/apartheid-universitaire
06:43 sur 23/05/2012
Eh les francophones donneront autant à leur Alma mater que les anglophones.

Regardez la différence entre les hôpitaux universitaire anglophone et francophone.
06:46 sur 23/05/2012
ben oui un recteur comparé à des centaines de profs, vous pouvez couper le salaire du recteur de moitié, cela sera toujours inférieur à couper le salaire des profs si compatissant de 1000.00$ par année.
14:19 sur 22/05/2012
Que les étudiants enlève leurs lunettes noires et qu'ils regardent plus calmement la formule de gratuité.
L'argent viens de quelles poche ? Que les profs qui font la grève avec eux accepte une baisse de salaire , car pour les profs ont continuer a toucher leur salaire , cela feras de belle économie pour la gratuité. Car l'argent qui sert a payer les profs vient de la même poche qui sert a leurs payer leurs études
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Pierre Deruelle
pierre m de ruelle
13:19 sur 22/05/2012
Justement cela fait 40 ans d'apres mon grand pere que ce debat n'a jamais ete souleve. Croire a l'etat providence quand elle n'est plus au rv est d'une connerie sans appel.
Rien .est gratuit, directement ou indirectement.
Maintenant si des energumenes ne respectent pas l'etat de droit, he bien en dedan!
La democratie est au parlement non dans la rue, les contestataires n'auront qu'a voter pour le parti qui respecte leur ideal politique. Sinon he bien we are in deeep s....t
11:29 sur 22/05/2012
Il y a bien des leçons à tirer de ces étudiants au Carré rouge. L'une d'elle- celle de leur conduite vicieuse, en pleine rue, qui est servie et accompagnée par le vandalisme - se veut d'avoir les yeux brillants pour l'océan des dictatures.
Pourtant quand le désir délirant et paranoaique de la rue se manifeste, la raison en sort.
Dans la masse! combien en perde la vertu d'estimer comme diamant ce qui est de classe supérieure: ne pas participer à ce qui rend plus sot des sot.
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11:18 sur 22/05/2012
Serez-vous la première à démissionner et à laisser votre place à ceux que vous défendez ?

Si oui bravo.

J'ai toujours dit qu'il faut choisir les meilleurs et les plus compétents. point. Si les plus compétentes sont des femmes n'engageons que des femmes. L'inverse est vrai aussi. Un gouvernement paritaire (homme femme) comporte surement pas toutes les meilleures ressources.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Godefroi
Honni soit qui mal y pense
10:30 sur 22/05/2012
Franchement Madame?/!*

Agenda politique « enlisé » par le débat sur la souverainté! Vraiment ?/!* Des faits et des chiffres svp. Je ne vous crois pas.. C'est plutôt le contraire. Si le Québec bouge depuis cinquante ans, c'est en bonne partie grâce à ce débat et à de « nouveaux porteurs » de projets sociaux comme Jean Lesage et René Lévesque. Nous sommes davantage capables que vous ne le croyez et ce dans tous les domaines.

Des débats sociaux « d'où émergent des concensus et des grandes réformes sociales ». Lesquels svp? Nous sommes en plein néolibéralisme! Peut-être seront-elles adoptées dans le prochain mandat du Parti « néolibéral » de Jean Charest mais surtout pas, si je vous comprend bien, par le Parti québécois ou Québec solidaire!
09:50 sur 23/05/2012
Vous qualifiez de "nouveaux porteurs" des gens qui ne sont plus à la gouverne du Québec depuis 30, 50 ans...Vous admettrez qu'ils ne sont plus très "nouveaux".
Des débats sociaux : Taux de décrochage au secondaire, système de santé performant, Création ET distribution de la richesse dans un contexte de développement durable, accessibilité et qualité de l'éducation supérieure...Juste là il y pas mal de travail.