La mort de Paul Rose a eu l'effet d'une machine à remonter dans le temps, nous propulsant dans le passé, plus précisément en octobre 1970. Un imaginaire de violence, d'attentats, de répression et de revendications... Près d'un demi-siècle plus tard, les évènements de la Crise d'Octobre continuent encore aujourd'hui de faire couler beaucoup d'encre dans les différents circuits d'information.
Toutefois, que doit-on retenir de cette période ? Comme vous savez, l'histoire est écrite par les vainqueurs ; dans cette optique, celle-ci, ainsi que le contexte actuel, peu favorable aux revendications indépendantistes des Québécois, nous poussent naïvement à nous remémorer les évènements comme ils furent décrits et présentés par le gouvernement fédéral de l'époque. Sur ce point, l'enlèvement, par la cellule de financement Chénier, du ministre du Travail Pierre Laporte et sa mort furent (et le sont toujours d'ailleurs) traités médiatiquement et intellectuellement de cette façon. Pourtant, le déroulement des évènements demeure à ce jour encore nébuleux, ce qui conséquemment a entraîné au fil des ans diverses opinions et interprétations quant à la validité de la version officielle. Cette remise en question a déclenché un débat historico-évènementiel à l'intérieur duquel deux thèses s'affrontent où il y a, d'un côté, les tenants de la vision des « felquistes-terroristes », selon laquelle le meurtre de Laporte était prémédité et voulu, et, de l'autre, les partisans de l'approche du complot, selon laquelle la mort du ministre était bel et bien planifiée, mais par les autorités en place. Autour de ce débat dichotomique gravitent d'autres perceptions, toutefois marginales.
La première thèse, celle de l'assassinat politique, est la plus répandue dans les médias, les livres d'histoires, les films et, bien entendu, l'opinion publique. C'est la thèse, entre autres, défendue par le pouvoir légitime et les autorités passées et présentes. Cette vision de l'histoire et des évènements fut également soutenue par les membres de la cellule de financement Chénier, ainsi que par le film Octobre de feu Pierre Falardeau, inspiré notamment du livre de Francis Simard intitulé Pour en finir avec octobre. La version officielle, celle établie par le pouvoir politique, fut donc validée par les acteurs du crime. Le débat devrait donc être clos. Pourtant, c'est tout le contraire qui se produit. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que plusieurs Québécois ont l'impression d'avoir accès à une demi-vérité, de ne pas détenir toutes les informations sur ce qui s'est véritablement passé ce jour là... C'est à cet égard que la seconde thèse, celle du complot, est encore d'actualité. Depuis Ferron (1972, 1973) et Vallières (1975, 1977), de nombreux auteurs, dont Louis Hamelin (2010) avec son roman La Constellation du Lynx, ont abordé et analysé les défaillances dans la version officielle, octroyant une certaine reconnaissance à leurs propos.
Pour plusieurs intellectuels, les felquistes et plus particulièrement la cellule à laquelle appartenait Paul Rose furent manipulés par les autorités afin (1) de justifier l'emploi des Mesures de guerres (loi martiale) et (2) de démontrer que la sécession du Québec ne se ferait pas sans heurts, sans violence. C'est ce qui fut appelé « l'Opération Essai ». D'ailleurs, après la mort de Pierre Laporte, le premier ministre du Canada (P.E.T.) avait affirmé : « Pour tous les Canadiens partisans de la démocratie, Pierre Laporte est un martyr. Sa mort ne doit pas être une tragédie inutile. Nous devons faire en sorte qu'elle marquera un jalon dans la lutte pour l'unité canadienne ». Le gouvernement canadien a-t-il participé, de quelques façons que ce soit, à ce complot ? Pour certains, cette théorie est une fabulation, voire une hérésie, tandis que pour d'autres, l'implication du gouvernement et de la GRC ne fait aucun doute.
Cela dit, cette représentation des évènements, telle que dépeinte par Vallières et d'autres auteurs, a pour objectif de révéler que le pouvoir en place était prêt à tout pour sauver le Canada et, par conséquent, briser le rêve de souveraineté de nombreux Québécois. Souvenons-nous que 25 ans après les évènements d'Octobre 1970, le gouvernement fédéral, bien que faisant appel à une stratégie différente, a utilisé la même logique : « la fin justifie les moyens ». D'ailleurs, le scandale des Commandites et celui d'Option Canada nous révèlent qu'Ottawa fera le nécessaire pour maintenir l'unité du pays.
À la différence des années Chrétien et des scandales entourant le référendum de 1995 (Commandites et Option Canada), les années Trudeau et l'application unilatérale de la loi martiale, tout comme les évènements entourant la mort suspecte de Pierre Laporte, n'ont pas fait l'objet d'une commission d'enquête indépendante à l'abri de la partisannerie politique. Sur ce point, la mort récente d'un des acteurs de premier plan de la Crise d'octobre projette à l'avant plan une série de souvenirs et de questions depuis longtemps étouffés.
La mort d'un des frères Rose nous pousse collectivement à nous interroger sur la nécessité de rouvrir le débat sur l'importance (ou non) de mettre en place une enquête impartiale afin de faire la lumière sur les actions entreprises pour contrecarrer le mouvement indépendantiste québécois dans les années 1970, ainsi que sur les circonstances entourant le décès de l'ancien ministre libéral du Travail. Doit-on... veut-on... savoir ce qui s'est réellement passé ce jour-là ?
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George Washington était un terroriste.
Nelson Mandela était un terroriste.
Charles De Gaulle était un terroriste. Et tous les résistants Français avec lui.
Jose Mujica, actuel président de l'Uruguay était un terroriste.
Dilma Roussef, la présidente actuelle du Brésil, était une terroriste.
Etc.
FLQ, GRC et terrorisme d’état : http://canadalibre.ca/textes-divers/flq-grc/
Il faut se demander si les Roses n'étaient pas, eux aussi, des agents provocateurs de la GRC.
Mario Bachand aurait découvert l'ampleur de l'infiltration des forces policières et de l'armée canadienne dans les cellules felquistes et s'apprêtait à le rendre public. Naturellement, la version officielle veut toujours que le felsuiste Bachand ait été tué par deux militants du FLQ, surnommés «Salim» et «Salem», que le journaliste Pierre Nadeau avait croisés, en juin 1970, dans un camp d'entraînement palestinien en Jordanie. Les deux assassins présumés obéissaient aux ordres de leur controleur des services secrets de la GRC...
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/297388/octobre-70-et-ses-suites-3-l-assassinat-du-felquiste-mario-bachand-demeure-une-enigme
http://www.goodreads.com/author/show/80796.Michael_McLoughlin/blog/tag/mario-bachand
«Ceux qui, froidement et délibérement, ont exécuté M. Laporte, après l’avoir vu vivre et espérer pendant tant de jours, sont des êtres inhumains. Ils ont importé ici, dans une société qui ne le justifie absolument pas, un fanatisme glacial et des méthodes de chantage à l’assassinat qui sont celles d’une jungle sans issue.[...] S’ils ont vraiment cru avoir une cause, ils l’ont tué en même temps que Pierre Laporte , et en se déshonorant ainsi, ils nous ont tous plus ou moins éclaboussés.» ” Un assassinat demeure toujours un assassinat. Quels que soient les motifs qui font qu’un assassinat est commis, quelles que soient les personnes qui le commettent, un assassinat demeure un assassinat.''
René Lévesque et Claude Ryan ont beaucoup écrit, durant et après sur tous les aspects et conséquences de la Crise d'octobre. Une première lecture de ce matériel est nécessaire à toute interprétation intelligente des faits et commentaires.
Ce personnage de première ligne de la crise d’octobre, a emporté dans sa tombe des faits, si la possibilité avait pu en faire preuves, qui auraient asséner un uppercut politique au « coast to coast » de Trudeau.
Je l’affirme ici, ayant fait un travail universitaire sur le personnage, j’ai eu le privilège de passer 2 jours en sa compagnie dans son humble patelin de Sept-Îles.
Un des grands plaideurs québécois dans des causes dites indéfendables dont il aimait commémorer fièrement la cause de Hans Marotte accusé de, 86 méfaits de vandalisme dont certaines sur la croix du Mont-Royal, par la ville de Montréal.
Il avait fait avorter les accusations de méfaits sur la croix du Mont-Royal, dans une plaidoirie qui établissait que la croix du Mont-Royal n’avait pas de propriété légale de la part de la ville de Montréal.
Beaucoup d’acteurs de la crise d’octobre ne sont plus de ce monde mais peut-être qu’un jour, un journaliste d’enquête, exhibera une ou des preuves de faits méconnues de la crise d’octobre.
Est-ce qu'on prends le temps de mettre une oreiller à un mort ?
Le 13 mars 1971, Paul Rose était condamné à l’emprisonne¬ment à perpétuité. Le 17 juillet 1973, son frère Jacques obtient 8 ans de prison, reconnu coupable de complicité. Tout au long des procédures judiciaires, les membres de la cellule Chénier ont toujours témoigné de leur solidarité les uns envers les autres. Selon M. Devirieux, ils l’ont fait pour donner de la crédibilité à leur mouvement, le Front de Libération du Québec. Selon ce qu'il a su tirer de ses sources, l’ancien journaliste affirme que le vrai coupable serait en fait l’ancien mercenaire belge, Jean Magnée, qui aurait ouvert le coffre de la voiture pour ensuite assassiner Laporte. Lors d’une entrevue accordée à l’animateur de l’émission Dessine-moi un dimanche, Franco Nuevo, à Radio Canada le dimanche 23 septembre 2012, Devirieux établit le portrait du présumé assassin de Pierre Laporte.
http://atmjonquiere.com/la-pige/2012-2013/reportages/octobre-70-devirieux-jette-un-pave-dans-mare-politique
Pourquoi n'en a-'on jamais entendu parlé ?
Merci encore
Trudeau et ses mesures de guerre
http://www.septentrion.qc.ca/catalogue/Livre.asp?id=3483
Il y a un peu plus de quarante ans, le 16 octobre 1970, au milieu de la nuit, le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau imposait les mesures de guerre Douze mille cinq cents soldats furent déployés au Québec, dont 7500 rien qu'à Montréal. Près de 500 personnes furent arrêtées sans mandat, sans accusation et sans avoir le droit de recourir à une assistance juridique. Plus de 10000 maisons furent fouillées sans autorisation.
Les rapports indiquent qu'il était absent le jour de la mort de Laporte.
Il vous en manque un petit bout ...
Le FLQ, c'étaient des gentils, de sympathiques lavés du cerveau par une double propagande marxiste, depuis la fin du secondaire/début du Cégep ou du cours classique, et nationaliste, depuis la naissance. En plus, ils se disaient à gauche, pas à droite. Que voulez-vous de plus pour pouvoir dédouaner des gens d'être des gentils dans l'histoire?!
René Lévesque, probablement un autre agent infiltrateur de la GRC
Le jour où le PQ va condamner la violence, faire la paix avec les anglais, créer un projet de pays qui les inclus, les respecte, qu'ils ont parlé de liberté plutôt que d'imposer leurs choix aux autres, ce jour là le PQ va faire renaître la souveraineté et avoir des chances d'atteindre son but
Dans quel livre avez-vous lu la vraie histoire moderne du Québec ?
Savez-vous que toutes les nouvelles proviennent de seulement 3 canaux au Québec ?
Savez-vous que René Lévesque a utilisé le FLQ pour se faire élire ?
Savez-vous que le FLQ combattait le capitalisme sauvage et non les anglophones ?
Pour toutes ces raisons, exigez la vérité plutôt que de répéter ce qu'on vous a forcé dans la gorge.
« Être informé, c'est être libre ! »
Expliquez-nous ça, svp.
C'est incroyable voir du monde désinformés de mauvaise fois comme ça... tout pour excuser les comportements des casseurs, des terroristes, des dictateurs!
"Ah il font ça pour le bien commun, c'est un petit sacrifice pour la bonne cause!"
"C'est juste des agents infiltrés!"
"Ils ont été piégés par la GRC!"
"Les méchants crottés fédéraliste/capitalistes/anglais/juifs/de la droite sont pires!"
Toujours cette même entêtement à refuser d'admettre enfin que gauche = violence
Désolé, mais les bombes, c'est pas la GRC qui les a plantés là, c'est pas la GRC qui a kidnappé Laporte... ces des individus, qui même si ils avaient été "manipulés" avaient la PLEINE possession de leurs moyens et ont décidé que pour leur cause, le TERRORISME était une option.
La violence pour défendre ses idéaux politiques, peut-importe la cause,l'axe politique, c'est INACCEPTABLE, on va tu enfin le dire la gaugauche?
Le problème avec tout groupe peux importe leur affiliation c'est qu'il y a des extrémiste. Ces eux qui vienne entaché les bonne idées ! Il y a plein de cas où ces des personnes de la "droite" qui on commis des crimes odieux (genre Bain pas le meilleur exemple, mais il est a droite et extrême), mais jamais je ne dirais que droite = violence.