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Jeunesse, politique et indépendance

16/06/2014 11:08 EDT | Actualisé 16/08/2014 05:12 EDT

La course à la chefferie du Bloc québécois est maintenant chose du passé. Samedi dernier, Mario Beaulieu est devenu le cinquième chef de la formation souverainiste. Or, lors de la course, j'avais ouvertement pris position en faveur de Mario, étant l'un des 100 signataires de sa lettre d'appui public. Malgré le respect que je voue à André Bellavance, j'estime - alors que le mouvement indépendantiste en général, et plus spécifiquement le parti, est confronté à une importante crise - que Mario représente le choix optimal. Je suis donc d'avis que les militants bloquistes ont opté pour la sélection qui s'imposait, soit celle de se donner un chef ouvertement indépendantiste. Soyons honnêtes, Mario est un vrai de vrai... Certes, il n'est pas un intellectuel, il n'est pas un beau-parleur et il n'est guère, n'ont plus, un politicien de carrière... Non, il n'est rien de tout ça. Mais, Mario c'est un gars de la base, un militant, un gars de terrain, ainsi qu'un organisateur et un rassembleur hors pair.

Pourtant, certaines mauvaises langues, et ce même au sein du parti lui-même, clament depuis samedi que les militants ont élu un radical... Un quoi? Un RA-DI-CAL ... Eh misère! Mario est avant tout un homme déterminé, acharné, convaincu. Radical? Hum, permettez-moi d'en douter fortement. Je dirais même qu'il existe une différence sémantique, théorique et pratique entre les convictions et le radicalisme. Mais bon, il faut dire que certains chroniqueurs, qui taxent le nouveau chef d'être « radical », devraient sans doute se regarder dans le miroir. Pour dire vrai, les propos de ses chroniqueux m'apparaissent souvent plus radicaux que ceux de Mario. Mais passons...

Depuis plusieurs années, on claironne à tue-tête que les jeunes sont apolitiques, qu'ils sont amorphes, qu'ils ont tourné le dos à la cause souverainiste, bla-bla-bla... Or, il m'apparaît clair que lors de la course à la chefferie, c'est principalement l'implication de la jeunesse qui a donné le résultat. Disons-le, les jeunes ont fait la différence! Oui, ils ont principalement fait le choix de l'indépendance et du changement de discours et de stratégie. Donnons donc une chance à ces options, donnons une chance à la jeunesse!

Mes amis et amies, citoyens et citoyennes, l'un de nos véhicules politiques s'est doté d'un symbole indépendantiste fort, assumé et convaincant. L'autre véhicule, celui du Parti québécois, devra nécessairement prendre des notes. Sans pour autant mettre de côté les vieux dinosaures, le PQ doit inévitablement emprunter la voie et la voix de la jeunesse; son salut politique et populaire passe sensiblement par un retour à ses origines, à ses principes fondateurs, voire l'indépendance et l'implication massive des jeunes. Ces principes sont, selon moi, incontournables si le Parti québécois souhaite retrouver ses lettres de noblesse. Les militants du Bloc, comme le démontre l'élection de Mario Beaulieu, ont compris cette importance stratégique et empirique.

La mission est claire... Fini le temps des incertitudes, des doubles discours, de la langue de bois, du dansage sur une patte, du « oui, non, peut-être »... Le Bloc s'est trouvé un commandant ; il s'est doté d'une direction sans ambiguïté. Amis, collègues, parents et concitoyens, il n'y a qu'un seul objectif : l'indépendance et rien d'autre.

N.B. À toi Mario, je te souhaite bonne chance dans tes nouvelles fonctions.

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