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La planète des singes et le conflit israélo-palestinien : le cœur

20/07/2014 08:20 EDT | Actualisé 19/09/2014 05:12 EDT

En feuilletant les journaux des derniers jours, je me voyais désolé de constater - même si précairement les choses se calmaient dans la région - que le conflit israélo-palestinien avait repris de plus belle. Comme trop de sang fait verser trop d'encre, je préférais tourner la tête et ne pas y penser. Et puis je suis allé voir ce film, L'aube de la planète des singes. Et il se trouvait que j'avais quelque chose à dire...

L'histoire présentée dans le film n'est pas la même que celle du conflit actuel, pourtant elle est typique d'une tension entre deux groupes. On parle de territoires définis que chacun revendique, on parle de peur de l'autre, on parle d'une confiance mise à terre et fracassée par trop d'espoirs et d'erreurs. Mais surtout, le film L'aube de la planète des singes nous fait comprendre à quel point un problème qui s'étale sur des années et qui perdure avec ses cycles ne comporte ni méchants, ni gentils. Personne n'a définitivement tort, personne n'a définitivement raison. Et la majorité des actions répréhensibles commises par l'une ou l'autre des deux parties sont complètement compréhensibles selon la rationalité et la logique de la situation.

Dans cette pièce à gros budget, on y voit aussi un singe plus sage que les autres, et un humain plus sage que les autres, qui de par leur expérience voient assez de points en communs pour surmonter lesdits groupes et devenir même amis ; c'est ce qui me fait toujours un plaisir et un mal à la fois c'est lorsque je vois ces photos sur Internet présentant un musulman et un juif, avec leurs petits cartons naïfs, qui se disent amis et prêts à faire la paix. Il faut comprendre une chose : c'est si évident pour nous qui sommes derrière notre ordinateur de juger les protagonistes sur le refus à vouloir la paix, alors que nous l'avons nous-mêmes. Oui, des individus se forgent des liens, mais à la grandeur des masses, on parle d'un autre contexte psychologique.

La réalité de ces masses, de ces groupes, c'est que trop d'émotions sont impliquées, trop de familles ont été touchées, trop d'histoire vient affecter les esprits, l'ego des hommes et des femmes, qui dans le malheur, se rapprochent se fait sentir, l'engouement du peuple à se joindre à son semblable est puissant. Et souvent, lorsque les dirigeants marchent vers une paix, la confiance est trahie par un quidam qui devient emblème du groupe et de ses réalités. C'est que les masses relient ses membres et quand on touche le cœur, on touche la source du problème.

Je suis d'un cynisme immense certes, mais je crois avoir raison sur une chose. Que ceux qui hypocritement jugent des gens à partir d'un reportage complètement biaisé vu sur la télévision doivent se taire. Je prends difficilement de côté dans ce conflit étant donné qu'il est bien trop violent et bien trop hors de mon expérience quotidienne pour que je puisse en dire quoi que ce soit. Une chose certaine, je comprends les actes des deux parties, et à leur place, je ferais pareille. Et c'est la raison pour laquelle je ne vois aucune issue dans les circonstances actuelles. Le temps le dira j'imagine.

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